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Il est temps...
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guru



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MessagePosté le: 03/02/2007 10:22:34    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

de tout arrêter.

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MessagePosté le: 03/02/2007 10:22:34    Sujet du message: Publicité

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guru



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MessagePosté le: 28/01/2008 06:23:08    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Selon les climatologues du Goddart Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, 2007 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde depuis cent ans, derrière 1998. Les scientifiques sont parvenus à cette conclusion après avoir analysé les données collectées par les stations météorologiques terrestres et marines, les satellites d'observation de la Terre et les navires océanographiques.

"Comme nous l'avions prédit, l'année 2007 a été plus chaude que 2006, confirmant l'évolution vers le réchauffement de ces trente dernières années provoquée par l'augmentation des gaz à effet de serre due à l'activité humaine", explique James Hansen, directeur du GISS.

En 2007, le réchauffement a été particulièrement marqué en Arctique et sur les hautes latitudes. En revanche, on a constaté à l'est du Pacifique équatorial un léger refroidissement dû à La Niña - le phénomène inverse d'El Niño.

Pendant La Niña, les alizés poussent fortement les eaux chaudes du Pacifique équatorial vers l'ouest de l'océan, phénomène qui fait remonter à l'est les eaux froides issues des profondeurs et rafraîchit l'atmosphère. La Niña continuera à faire sentir ses effets pendant les premiers mois de 2008, et devrait, selon les prévisions du Met Office britannique, limiter un peu la tendance au réchauffement de 2008.

+ 0,8 °C EN FRANCE
Météo France annonce que 2007, avec une température moyenne supérieure de 0,8 °C par rapport à la normale (calculée sur la période 1971-2000), se situe, en France métropolitaine, au neuvième rang des années les plus chaudes depuis 1900, à égalité avec l'année 1989. Ce résultat s'explique par un premier semestre remarquablement doux, tandis que le second a été sensiblement plus frais que la normale.

Par ailleurs, les précipitations ont été relativement conformes à la normale sur les deux tiers nord de la France, tandis que le bilan pluviométrique est globalement déficitaire sur le tiers sud de l'Hexagone, notamment dans le Sud-Est.


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MessagePosté le: 12/02/2008 08:36:25    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

L’océanographe est un peintre étrange. Pour lui, le bleu, c’est la couleur de la mort. Logique : l’eau claire, celle qui reflète le mieux le bleu du ciel, doit sa limpidité à sa faible teneur en phytoplancton, ces micro-organismes vivant de la photosynthèse, équivalents marins des plantes, herbages, arbustes et arbres, qui constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire terrestre.

Les immenses taches de bleu, sur ce planisphère coloré, sont donc des taches de mort. Elles indiquent les vastes zones océaniques, tropicales, où l’océan est presque vide de vie, par défaut de phytoplancton, le premier maillon de la chaîne alimentaire océanique. Ces zones, alerte une équipe d’océanographes, s’étendent (1) au détriment de zones plus riches en plancton, source de vie. Et cette extension inquiétante, pensent-ils, pourrait trouver son origine dans l’action des hommes qui, en injectant massivement des gaz à effet de serre, ont réchauffé la planète et ses océans, même si l’hypothèse n’est pas encore démontrée.

Enfermés dans les gyres. Les couleurs de ce planisphère sont la traduction visible des mesures d’activité de la chlorophylle - la molécule qui permet aux plantes d’utiliser l’énergie solaire pour fabriquer de la matière organique - par l’instrument SeaWiFS, embarqué à bord du satellite SeaStar de la Nasa. Lancé en 1997, il mesure l’intensité de cette activité sur les océans et a permis à l’équipe de Jeff Polovina, du Pacific Islands Fisheries Science Center (Hawaï, Etats-Unis), de réaliser une étude inquiétante.

En compilant les neuf premières années de mesures, les océanographes ont constaté une «expansion d’environ 15%» de la surface des «déserts océaniques», qui ont augmenté de plus de 6,5 millions de kilomètres carrés. Certes, reconnaît Mélanie Abécassis, une jeune Française qui a participé au travail et co-signe l’étude, «cette série temporelle est relativement courte» et montre «d’importantes variations internannuelles». Toutefois, le fait que cette tendance à l’augmentation soit relevée dans quatre des cinq grands déserts océaniques - seul l’océan Indien Sud fait exception - rend difficile l’explication par des variations régionales isolées. Surtout, les océanographes pensent tenir les coupables.

Si le phytoplancton se fait rare dans ces déserts liquides, ce n’est pas par manque de soleil. L’énergie est abondante. Ce qui fait défaut, ce sont les sels nutritifs apportés par l’eau. Abondants près des côtes, où de puissants courants remontent des profondeurs chargés en nutriments, ils sont absents, ou en très faibles teneurs, dans ces eaux chaudes enfermées dans de gigantesques «gyres», comme disent les océanographes, l’équivalent des anticyclones de l’atmosphère. Or, le réchauffement planétaire, et donc celui de l’océan de surface accentue ce phénomène. Plus chaude, moins dense, la couche de surface est moins sensible aux coups de vents qui la font, d’habitude, plonger vers le fond. Un phénomène baptisé «stratification», par les spécialistes. D’où «une réduction du mécanisme de mélange vertical des eaux, ce qui réduit le flux de nutriments des couches profondes vers la zone éclairée par le soleil où la photosynthèse est possible», explique Mélanie Abécassis.

Menace sur la pêche. Cette stratification des océans, à l’échelle mondiale, fait partie des menaces du changement climatique. Mais le rythme prévu d’extension de ces zones désertiques par les simulations climatiques sur ordinateurs était beaucoup plus faible, dix à vingt cinq fois, que celui mesuré par SeaWiFS. Qui se trompe ? Pour l’instant, l’extension de ces vastes déserts biologiques est de peu d’effet sur la pêche. Même si, note Mélanie Abécassis, «notre étude montre que des eaux pas si pauvres que ça sont remplacées par des eaux très pauvres. Si cette tendance se poursuit, des zones aujourd’hui productives le deviendront moins, ce qui va très probablement diminuer la capacité de charge des poissons et des mammifères marins dans les régions subtropicales».

L’ennui, c’est que cette stratification des océans pourrait toucher d’autres zones, plus productives, et venir s’ajouter aux autres facteurs qui viennent déprimer la vie océanique. Pollutions, surpêche, risque d’acidification en raison de l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère, blanchissement des coraux provoqué par les hausses de température - l’année 2005 a été catastrophique de ce point de vue - dégradation des fonds par les chalutages intensifs… La stagnation depuis vingt ans des prises de pêches mondiales et les menaces qui pèsent sur des stocks entiers de poissons montrent que la mer nourricière ne pourra suivre l’augmentation de la population - de 6 à probablement 8 milliards d’êtres humains d’ici 50 ans.

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MessagePosté le: 12/02/2008 08:46:52    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

http://www.courrierinternational.com/evenement/decroissance/vivre-mieux.asp
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MessagePosté le: 14/02/2008 06:33:01    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Gilles Cardot ne regardera plus jamais pousser ses arbres comme avant. Avant, c'était quand ce forestier, responsable de 25 000 hectares dans l'ouest de la France, croyait avoir l'éternité devant lui. Tout a changé en 2003.

"Au lendemain de la canicule, nous avons décidé que, malgré toutes les incertitudes, il était plus raisonnable de croire au changement climatique et de commencer à agir", explique son directeur, Laurent Piermont. Les deux hommes travaillent pour la Société forestière, qui gère en France 250 000 hectares de forêts privées pour le compte de grandes institutions bancaires ou de sociétés d'assurances. Par ce matin gelé de janvier, ils ont chaussé leurs bottes pour passer en revue la forêt de Caillebert, dans la Sarthe.


Cette forêt de 250 hectares est devenue un laboratoire de l'adaptation aux effets du réchauffement. A cause de la pauvreté de ses sols sableux, des essences réputées résistantes y ont été introduites depuis longtemps. Le plan de gestion, qui constitue la mémoire du travail accompli, en témoigne. Celui de Caillebert offre une rare diversité entre les futaies de chênes, de châtaigniers, de pins, de peupliers...

"Ici, nous ne replanterons pas de pins maritimes, nous allons faire un essai avec un robinier sélectionné en Hongrie pour sa résistance à la sécheresse", explique M. Cardot devant une friche fraîchement coupée de 7 hectares. Le choix de ce cultivar hongrois ne tient pas au hasard : la plaine du Danube connaît aujourd'hui les étés caniculaires que la France pourrait subir dans quelques décennies. L'évolution des forêts australiennes, soumises depuis plusieurs années à des épisodes de sécheresse exceptionnelle, est également observée avec attention.

Le changement climatique agit de façon paradoxale sur les arbres. D'un côté, la teneur plus élevée de CO2 dans l'atmosphère stimule leur croissance, de l'autre, le manque d'eau lié aux fortes chaleurs estivales met en péril leur survie. Pour anticiper les effets du réchauffement, les forestiers s'appuient sur les scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), complétés par les travaux menés plus localement par Météo France ou l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Selon leurs prévisions, l'avenir des arbres français se jouera après 2050, quand la fréquence des canicules augmentera.

"Plus que la multiplication des tempêtes ou l'apparition de gelées précoces, la répétition des canicules représente la vraie menace pour la forêt", souligne M. Piermont. Pour anticiper ce bouleversement, la Société forestière a divisé ses arbres en deux catégories. D'un côté, ceux dont l'espérance de vie ne va pas plus loin que le milieu du siècle. Pour eux, l'intervention se limite à alléger la densité des plantations, pour s'adapter aux moindres réserves des sols en eau, et à programmer des coupes plus précoces. Les pins laricio, par exemple, ne seront plus récoltés à soixante-dix ans mais à cinquante.

De l'autre, tous les arbres qui devront encaisser de plein fouet les coups de chaud estivaux annoncés après 2050. "Là, nous entrons dans une zone d'incertitudes", reconnaît le directeur de la Société forestière. Certaines essences sont d'ores et déjà placées sur la liste des espèces menacées, comme l'épicéa commun, le sapin de Vancouver, le hêtre ou le chêne pédonculé.

"Nos chênes végètent", confirme Gilles Cardot en montrant des spécimens aux troncs anormalement étroits pour leur âge. Certains n'ont pas résisté aux sécheresses de la fin des années 1980 puis de 2003 et offrent le spectacle de longs fûts décharnés. Ils seront peu à peu remplacés par des châtaigniers ou des robiniers, deux essences que la Société forestière a retenues dans sa liste des variétés de transition, capables de survivre dans les conditions climatiques prévues après 2050.

Ces espèces, parmi lesquelles se trouvent aussi le tilleul, le cèdre, le pin laricio ou le chêne sessile, seront progressivement confortées ou introduites à Caillebert et ailleurs en France.

La diversification des essences offre pour l'instant la seule parade au changement climatique. Mais les forestiers avancent sur ce terrain avec modestie, car ils ne sont certains que d'une chose : "La nature ne répond jamais comme les hommes pourraient s'y attendre."


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MessagePosté le: 15/02/2008 09:10:00    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Elles ne brûlent ni pétrole ni gaz. Bien isolées, les maisons passives se contentent de l'énergie du sol et du soleil. La France les découvre.

« Nous aussi, on peut le faire ! » Le maire de Boqueho, commune de 900 habitants en Côtes-d'Armor, croit dur comme fer à son lotissement bioclimatique. Accompagné d'une quarantaine d'entrepreneurs, d'artisans et d'architectes du département, il a visité, pendant quatre jours, en Autriche, des maisons et des bâtiments à faible consommation d'énergie, ainsi que des entreprises qui fabriquent des matériaux utilisés dans leur conception.

Roland Briand ne voit pas ce qui empêcherait de reproduire, en France, ce que les Autrichiens mettent en oeuvre depuis dix ans pour réduire la consommation d'énergie et freiner le réchauffement climatique.

« Je paie moins de 20 € d'électricité par mois pour le chauffage, l'eau chaude et les appareils électriques », annonce Walter Unterrainer en faisant visiter sa maison. Et pourtant, même quand il fait une température négative à l'extérieur, chez Walter, il fait un bon 20 degrés. Dans sa maison, ni radiateur, ni chaudière à fuel ou à gaz, ni le plus petit convecteur électrique. La chaleur circule pourtant dans toute la maison grâce à un réseau de tuyaux et de bouches de ventilation.

Le surplus d'électricité est vendu

« En 1985, juste après les deux chocs pétroliers, j'ai pensé qu'on ne pouvait plus être dépendant des énergies fossiles », explique l'architecte autrichien. Pour arriver à ses fins, il a tout bonnement construit une maison au maximum étanche et recherché d'autres sources de chaleur. Ossature bois, ouate de cellulose, triple vitrage, utilisation de l'énergie du sol et du soleil sont les ingrédients indispensables de la recette. Un système de ventilation double flux permet à l'air frais de rentrer et, au passage, de capter les calories de l'air sortant.

Aujourd'hui, on compte plus de 3 000 maisons passives en Autriche. Ces habitations consomment 15 kilowatts/heure par mètre carré, par an, alors que la moyenne de nos maisons traditionnelles dévore quelque 250 kWh. Pour perfectionner l'isolation, les architectes rivalisent d'ingéniosité. Comme en habillant certaines maisons d'une bâche habituellement utilisée dans l'agriculture.

« L'économie d'énergie des habitations passives va de pair avec la production d'électricité, précise Walter, la plupart d'entre elles sont équipées de panneaux solaires ou photovoltaïques qui font l'appoint en électricité. Le surplus de production est même vendu. »

Pour réduire le coût de la construction - mais aussi parce que le terrain est rare et une maison plus chère - certains habitants habitent des petits immeubles passifs de quatre à douze logements. Des collectivités se sont emparées du concept. Comme la commune, de Ludesch (3 300 habitants). On peut y voir un superbe centre communal avec mairie, salles pour les associations, crèche... Mais aussi une librairie, un café, un cabinet d'avocat. « 40 % des locaux sont loués », précise le maire, très fier d'ajouter : « L'édifice a été construit avec des arbres de notre forêt. Et l'étanchéité réalisée avec la laine de nos moutons. » Le bâtiment dépense environ 7 000 € d'électricité par an. Mais ses panneaux solaires en produisent pour 10 000 €.

À Boqueho, dans un peu plus d'un an

Tout type d'immeuble peut être passif. Comme ce collège de 200 élèves à Klaus. Ici, la consommation descend même à 11 kWh/m2 par an. Ou encore ce collectif de dix-huit logements sociaux sur trois étages qui consommait 38 210 litres de fuel avant rénovation. Aujourd'hui, il en est à 3 500 €. Dix fois moins !

Assisté de membres du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) des Côtes-d'Armor, les entrepreneurs, architectes et artisans bretons sont prêts à retrousser leurs manches et à faire de Boqueho une commune pilote en matière d'habitat passif. Une vingtaine de maisons individuelles et dix logements sociaux, réalisés par l'office HLM départemental, doivent sortir de terre dans un peu plus d'un an.

La maison de Brigitte Jarnoux devrait être la première. Cette Briochine participait au voyage d'études dans la région du Vorarlberg. Les simulations de sa consommation d'énergie ont été validées par Walter Unterrainer. La maison passive est possible en Bretagne. D'ailleurs, une crèche vient d'ouvrir à Loudéac. Elle est prévue ne consommer que 50 kWh/m2 par an.


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MessagePosté le: 26/02/2008 06:19:13    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Climat : Bush met les gaz pour un accord bidon
Le Président américain est prêt à signer un « texte contraignant » sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour mieux enterrer le protocole de Kyoto.

George Bush serait-il pris de remords sur le réchauffement de la planète ? À onze mois de son départ de la Maison-Blanche, des émissaires du président américain ont annoncé, hier, qu'il entend « intégrer un accord international contraignant » sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Son conseiller pour l'Économie internationale, Daniel Price, a fixé l'objectif : le sommet du G8, début juillet, à Hokkaido (Japon).

Qu'on se rassure : George Bush n'a aucune intention de ratifier le protocole de Kyoto (1997), contre lequel il s'arc-boute depuis sept ans. Kyoto faisait porter l'effort sur les pays industrialisés, « responsables historiques » du réchauffement, et particulièrement les États-Unis, qui crachent un quart des six gaz incriminés.

George Bush a d'abord dit « niet » à Kyoto, solidement épaulé par John Howard, Premier ministre de l'Australie, pays où l'on pollue le plus en proportion du nombre d'habitants. Puis, avec le même Howard, il a vendu en 2005 aux pays de l'Asie-Pacifique une alternative à Kyoto : l'investissement massif dans d'hypothétiques technologies propres.

Mais il y a quelques semaines, Bush a perdu son fidèle Howard, battu par le social-démocrate Kevin Rudd aux législatives australiennes. Lequel Rudd a aussitôt ratifié Kyoto. Jouer seul le rôle du cancre incompris est « très frustrant », a admis à demi-mot, hier, Jim Connaughton, le conseiller de la Maison-Blanche pour l'environnement.

L'« accord contraignant » désormais visé par Washington n'est que la dernière tactique anti-Kyoto. Avantages : il redonne le beau rôle à Bush, ne verra jamais le jour ou bien alors sera très modeste. « Un cadre de travail efficace exige la participation de toutes les économies, aussi bien en développement que développées », insiste Daniel Price. Bref, le Brésil, l'Inde et la Chine devraient participer à l'effort... ce qui est tout sauf acquis. Et surtout, souligne Philip Clapp, directeur adjoint du Pew environment group, « il est évident que l'administration veut un accord sur un objectif à 40 ans ». Autrement dit, « reporter, une fois de plus, le problème à plus tard ».

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MessagePosté le: 29/02/2008 06:34:40    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Trop sollicitée, la terre s'épuise. Ce patrimoine est pourtant indispendable pour nourrir une planète qui comptera 9 milliards d'individus en 2050.
Le niveau d'alerte est atteint (1) : dans cinquante ans, les 9 milliards d'humains sur la terre, disposeront-ils suffisamment de terres arables, pour se nourrir ? L'urbanisation, l'augmentation des zones inondables, sont susceptibles de réduire les surfaces de terres arables disponibles pour l'agriculture. Les sols agricoles ont supporté depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les progrès intenses des pratiques agricoles modernes. « C'est vrai, admet Claudy Jolivet responsable du réseau mesure de la qualité des sols » à l'Inra d'Orléans, les sols ont longtemps été considérés par les décideurs et les aménageurs comme un bien privé et un simple support de la production agricole ».

Les politiques publiques ont cependant récemment tourné casaque : L'Europe prépare un projet de directive cadre de la protection des sols. La France a créé un groupement d'intérêts scientifique du sol. Les chercheurs de l'Inra, dans de nombreuses unités de recherche, se sont réveillés sur cette problématique : « Nous avons pris conscience de l'importance fonctionnelle de la vie microbienne dans le sol au milieu des années 90, admet Laurent Lapchin, directeur scientifique adjoint d'éconat (écosystèmes cultivés et naturels) à l'Inra. Nos programmes se sont récemment développés à partir du moment où nous avons pu caractériser les gènes des colonies de bactéries et de micro-organismes qui pullulent dans le sol ».

Informations fragmentaires

Prise de conscience tardive ? Les chercheurs Claude et Lydia Bourguignon, ont quitté il y a vingt ans l'Inra. Ils tirent, depuis inlassablement l'alerte, sur l'épuisement des sols, conséquence selon eux de pratiques culturales intensives désastreuses. Ils vulgarisent leur méthode, sols après sols, notamment en viticulture. « La recherche ne peut pas aller plus vite que la musique », se défend Laurent Lapchin.

Il faudra donc encore quelques années pour que ces recherches débouchent sur des pratiques culturales différentes : l'influence des pesticides sur la vie microbienne du sol ? « On imagine qu'il y a des impacts, avance Laurent Lapchin. Un mode de gestion des sols adaptée à la réduction de l'emploi des pesticides, n'est pas encore au point. » Le travail sur sol simplifié ? Guy Richard directeur de l'unité de science du sol à Orléans est partagé. « On note une plus forte émission de protoxyde d'azote, provoquée par la décomposition des engrais et des résidus de culture, dans les cultures sans labour. C'est le plus puissant gaz à effet de serre. »

Les émissions de ce gaz dans l'atmosphère préoccupent au plus haut point les chercheurs. Une étude publiée par la revue Science a réévalué à la hausse la responsabilité de l'agriculture dans l'émission de ce gaz. Pauvre terre : assignée à nourrir l'humanité, la voilà sommée à ne pas contribuer au réchauffement climatique. Les chercheurs ont encore du pain sur la planche des paillasses !

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MessagePosté le: 29/02/2008 12:41:03    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

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MessagePosté le: 05/03/2008 06:22:47    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Regarde Veridis, pour la cantine:

La consommation de produits bio ne cesse de progresser. En magasins spécialisés ou en grandes surfaces, l'offre aussi. Mais ils restent chers.

Plus contraignant à produire, le bio est donc plus coûteux à l'achat. Les prix sont, en moyenne, « 15 % plus élevés que les produits traditionnels et pas ceux du hard discount », indique Christian Lafaye, secrétaire général du syndicat Synadis, qui regroupe les quelque 2 000 magasins bio spécialisés de France. « Certains produits affichent cependant des prix identiques : c'est le cas des pommes de terre. Certains produits de grande consommation (céréales basiques, fruits et légumes, etc.) ont baissé, car les volumes ont augmenté. »

Dans le temps, comment évoluent les prix du bio ? Impossible de savoir précisément. « Nous ne disposons d'aucun chiffre sur ce sujet, assure l'agence Bio, qui représente la filière. On peut dire que les prix stagnent ou, pour certains, baissent. Une chose est sûre, ils n'augmentent pas. » Mais ils restent élevés. Plus qu'en Allemagne, par exemple. « 10 à 15 % moins forts qu'ici, a constaté Christian Lafaye. Mais le marché bio est le double du marché français. »

Seulement 2 % des surfaces

Pour éclairer ces prix encore élevés, la consommation est une chose, la production en est une autre. « On importe 50 % de nos besoins, ça veut dire qu'on ne produit pas assez », estime le président de Synadis. « Les volumes produits ne sont pas encore suffisants pour que cela occasionne des baisses. »
Dans de nombreux pays, comme l'Allemagne, des mesures d'accompagnement pour aider les producteurs ont été mises en oeuvre. Elles permettent de minorer les coûts de production. En France, la volonté politique semble plus inconstante, glisse, à demi-mot, Christian Lafaye. « Vous savez, en France, l'agriculture bio est officialisée depuis 1991 et on en est, encore aujourd'hui, à seulement 2 % des surfaces agricoles... », soupire-t-il.

Autant dire que le président de Synadis émet « des doutes » sur les objectifs gouvernementaux de passer de 2 à 6 % le pourcentage de terres cultivées en bio. « Il faut des aides financières mais il faut aussi organiser les filières, mettre en place des structures pour accompagner, former le monde agricole, comme ça s'est fait à l'étranger. » « Et puis, en plus des aides, de l'accompagnement, il faut aussi une part de convictions, d'engagement », souligne Christian Lafaye. « En Italie, en Espagne, il y a eu surtout des démarches économiques. L'attitude des agriculteurs a, du coup, été, un peu opportuniste, sans réelle conviction. » Risqué, juge le président de Synadis. « Ça peut retomber d'un coup. »

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MessagePosté le: 05/03/2008 06:28:05    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Nouveaux adeptes, nouveaux magasins


Pleine croissance. Selon le ministère de l'Écologie, le marché français des produits bio ne représente que 1,1 % des ventes alimentaires (3,3 % en Allemagne). Soit 1,6 milliard d'euros en 2005, estime l'Agence Bio. Mais c'est un marché en pleine croissance. Alors que l'alimentaire dans son ensemble n'a progressé que de 3,6 % depuis 1999, le marché des produits bio augmente de 9,5 % par an depuis cinq ans.



Petits et grands magasins. Selon l'Agence Bio, les magasins spécialisés bio (1 870 points de vente en France) sont les premiers distributeurs de produits alimentaires bio. 566 d'entre eux sont organisés (en chaînes, succursales, franchises etc.) : en premier lieu la Biocoop (271 magasins en 2006, contre 254 en 2005) et la Vie claire (150 magasins contre 130 en 2005). Selon les estimations de la revue Bio linéaires, ce réseau aurait grossi de 24 % en 2006.

Les surfaces de vente, elles aussi, augmentent : la revue Bio linéaires estime qu'en deux ans, la surface moyenne d'un magasin bio est passée de 90 m2 à 116 m2, voire plus dans les réseaux organisés où elle dépasse allégrement les 200 m2.



Farine complète et soja. Quinoa, tofu, thé vert, les adeptes du bio adorent. Précisément, les produits alimentaires bio les plus consommés sont d'abord les fruits et légumes (16 % des parts de vente bio en 2005), le pain, les farines (11 %), ainsi que les produits d'épiceries salés (achetés surtout en magasins spécialisés). On achète les viandes, laits, oeufs et produits laitiers bio, principalement en grande surface.



Nouveaux adeptes. Plus de quatre Français sur dix consomment au moins un produit bio, au moins une fois par mois, révèle la dernière enquête de l'agence Bio. 23 % en consomment au moins une fois par semaine et 6 % tous les jours. La majorité des adeptes du bio en consomment depuis dix ans, mais le bio fait de nouveaux adeptes : 25 % d'entre eux n'en consomment que depuis trois ans et moins. Le marché reste encore à conquérir.



Faire mieux. Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, le ministère de l'Écologie veut développer l'offre de produits bio. Concrètement, il veut faire passer de 2 % (19e rang européen !) à 6 % la surface agricole consacrée à l'agriculture biologique en 2012. Et augmenter d'au moins 15 % par an la part des produits bio dans le total des ventes alimentaires. « À condition, souligne-t-on, à la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, que les surfaces cultivées augmentent »...

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MessagePosté le: 06/03/2008 06:40:02    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Urgence ! Le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Angel Gurria, a, à son tour, mercredi 5 mars, tiré la sonnette d'alarme en appelant la communauté internationale à prendre de véritables mesures pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation généralisée des ressources planétaires.


Arguments à l'appui avec la publication des Perspectives de l'environnement à l'horizon 2030, un pavé de plus de 500 pages qui examine dans le détail les effets combinés de la démographie mondiale et de la croissance économique sur l'état de la planète. Et ce à une échéance beaucoup plus proche que ne s'y était, par exemple, essayé l'économiste britannique Nicolas Stern en 2006, dans le premier travail ayant fait date sur le sujet.

"Je vous préviens, si nous ne faisons rien, le tableau de notre planète en 2030 ne sera pas agréable à regarder", a averti M. Gurria en pointant le risque de modifier de façon irréversible les conditions environnementales sur lesquelles repose le maintien de la prospérité économique.

En 2030, la population de la Terre atteindra 8,2 milliards de personnes contre 6,5 milliards aujourd'hui. Si l'économie mondiale continue de croître à un rythme comparable à celui de ces dernières années, sa taille aura doublé en trente ans. La demande de matières premières (produits agricoles, minerais, énergie fossile, bois, eau) progressera de 60 % dans les pays industrialisés mais de 160 % chez les nouveaux grands acteurs de la scène internationale – Brésil, Russie, Inde, Chine.

Au prix de quels déséquilibres ? L'OCDE a identifié quatre domaines dans lesquels il est urgent d'agir : le changement climatique, la perte de la biodiversité, le manque d'eau et l'impact sur la santé humaine de la pollution. Les deux derniers ont, jusqu'à présent, été les moins médiatisés.

Les chiffres livrés par l'organisation décrivent l'ampleur des enjeux : le nombre de personnes vivant dans des régions touchées par un fort stress hydrique devrait augmenter d'un milliard et concerner ainsi près de la moitié de l'humanité. La pollution de l'air aura des effets croissants sur la santé avec une explosion du nombre de décès prématurés liés à l'ozone troposphérique (dans la basse atmosphère) et aux particules. L'Asie serait la première touchée.

"L'ENNEMI EST CONNU. IL S'APPELLE CARBONE"

Il existe tout de même une bonne nouvelle : pour l'OCDE, ce constat accablant est cependant loin d'être insurmontable. Le rapport évalue à 1 % de la richesse mondiale en 2030 le montant qu'il faudrait consacrer pour relâcher sensiblement la pression sur la planète et trouver un mode de développement plus soutenable. "Je ne dis pas que cela est bon marché ou facile, mais c'est à notre portée, surtout si on compare cet effort aux conséquences et aux coûts de l'inaction", a affirmé Angel Gurria.

Afin de lutter contre le changement climatique, le secrétaire général de l'OCDE juge nécessaire l'introduction d'une taxe carbone. Ce qui à ce jour est loin de faire consensus. "L'ennemi est connu. Il s'appelle carbone. Nous devons combattre cet ennemi en lui imposant un prix élevé", a-t-il expliqué.

Ce n'est pas la seule suggestion qui risque de prendre à rebrousse-poil les pays industrialisés comme les pays en développement. L'OCDE défend ainsi la suppression des subventions aux énergies fossiles et se montre tout aussi prudente à l'égard des soutiens accordés aux agrocarburants, dont le bilan environnemental est aujourd'hui de plus en plus mis en cause.

La fiscalité ne devrait plus être incitative – récompenser les bons comportements – mais punitive, en taxant les activités qui polluent ou exploitent sans modération les réserves planétaires.

Pour l'OCDE, c'est à cette condition qu'il sera financièrement possible d'organiser le sauvetage de la planète, d'investir dans la recherche technologique et d'évoluer vers une économie "verte". Reste une question sans réponse, et sur laquelle achoppent les négociations internationales : qui paiera la facture ?

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MessagePosté le: 07/03/2008 05:35:07    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Il leur reste peu de temps pour y aller faire un tour. Les candidats aux municipales à la recherche d'idées en trouveraient à foison à Fribourg en Allemagne. Ici, depuis plus de quinze ans, on applique avec succès des pratiques d'un authentique développement durable.

« Ma maison c'est comme une bouteille Thermos. À l'intérieur, les radiateurs sont éteints mais la chaleur reste égale, entre 18 et 20°C, même s'il fait -14°C dehors. » Elsa Ghésiel, une Française, habite le « village solaire » au bout du quartier Vauban, à Fribourg. Cinq rangées de petits immeubles de trois étages qui couvrent leurs besoins en chaleur grâce, à la fois, à leur orientation nord-sud, à une parfaite isolation et à une toiture en panneaux photovoltaïques. « L'an dernier, pour un logement de 83 m2, nous avons payé 859 € par mois, charges comprises. Soit presque trois fois moins qu'à Paris où je vivais avant de rejoindre mon ami, un Allemand d'ici. »
On quitte la douce chaleur de son appartement pour découvrir à pied le quartier. Coup d'oeil sur le « Paquebot solaire », immeuble de bureaux, avec des lofts sur le toit. Il constitue un mur antibruit entre le village solaire et une voie où passent voitures et transports collectifs. Regard (surpris) sur le garage solaire, l'un des trois grands parkings collectifs et obligatoires pour les possesseurs d'une voiture.

Comme nous, chaque année, des milliers de personnes, dont beaucoup d'élus, urbanistes et architectes français viennent visiter le quartier Vauban, construit sur les 38 hectares de l'ancienne base militaire française de Fribourg. Voilà quinze ans, il n'existait pas. 5 000 habitants y vivent aujourd'hui.

« Tout a commencé en 1992 quand l'armée est partie », explique Andréas Delleske, 42 ans, un autre habitant du quartier que l'on retrouve au Sudden Café, ouvert dans l'ancien mess des officiers. Dès le début j'ai fait partie du Forum Vauban, une association qui exigea de la ville qu'elle fasse preuve d'audace pour ériger un quartier modèle. » Andréas habite un « bâtiment passif », au troisième étage d'un immeuble conçu par un groupe de copropriétaires militants et engagés comme lui dans le développement durable. Dans son appart', il fait doux, très doux. « L'an dernier, ma facture d'électricité s'est élevée à 114 € pour l'année. » On lui fait répéter. « Oui, pour l'année. Notre immeuble est très peu gourmand en énergie avec une consommation de 15 kWh par m2 et par an. » À comparer avec notre consommation en France, au minimum dix fois plus importante en moyenne !

Retour au Sudden Café, où Jurgen Hartwig, architecte d'origine, nous rejoint. Depuis quelques années, il a fondé une petite société qui assure la promotion des réalisations locales mettant en valeur les énergies renouvelables. « ça vous dit de voir ? » Allons-y. Auparavant, il téléphone pour savoir si une voiture partagée est disponible à proximité. « Ce système mis au point par des habitants est devenu une société de service avec 2 000 abonnés. Pour 48 € par an, on peut disposer d'une centaine de voitures au gaz dispersées dans toute la ville. Il en coûte 1 € de l'heure. » Mieux que le Vélib à Paris !

Grâce à ce système, doublé d'un bon réseau de trams, le nombre de voitures en circulation a chuté. « En moyenne en Allemagne, on compte 500 voitures pour 1 000 habitants. Ici à Vauban nous sommes à 120. Les vélos sont plus nombreux, avec trois bicyclettes pour deux habitants. »
C'est quand même en voiture que nous partons faire un tour de Fribourg, devenue la capitale allemande du développement durable et plus particulièrement de l'énergie solaire. Dès qu'on lève les yeux, on ne peut pas les rater. Les panneaux de cellules photovoltaïques qui captent l'énergie du soleil pour le compte de la société de production d'électricité Badenova. Il y en a partout. Sur les toits et parfois les murs de supermarchés, d'hôtels, d'églises, de foyers de jeunes, de maisons de retraite, et de plus en plus d'habitations particulières. « Le plus spectaculaire, c'est au stade de foot », prévient Elsa. Sur le toit plat des tribunes une forêt de capteurs génère 25 000 kWh d'électricité par an. « Ce fut le premier stade allemand ainsi équipé à partir de 1995. Depuis, dix-sept autres ont suivi. »
On file à la Solar Fabrik. Une entreprise fondée en 1996, devenue première productrice allemande de modules photovoltaïques. Pas très loin, l'Institut solaire dont les 600 chercheurs en font le plus grand centre de recherche d'Europe dans son domaine. « Si demain, on ne peut plus vendre nos Mercedes ou BMW, on vendra des panneaux solaires et des éoliennes », lance Jurgen.Quand on lui demande pourquoi « ça marche ici et pas chez nous en France ? », la question ne le surprend pas. « Quand on s'est lancés, voilà quinze ans, c'était pour dire concrètement notre refus au projet d'une centrale nucléaire qui devait s'implanter à proximité. On nous disait qu'on ne réussirait jamais, que nous étions des utopistes. Mais on l'a fait. »
Dernière étape en centre-ville à la Station Mobile. Rond comme une roue de vélo, ce bâtiment abrite un parking gardé de 1 000 places réservées aux bicyclettes. Encore un ultime détail pour illustrer le rapide voyage dans cette ville qui concentre les bonnes pratiques pour un développement durable ? « Même la balustrade de l'escalier extérieur est couverte de capteurs pour la production de chaleur ! »

Yvon LECHEVESTRIER.

Visiter Fribourg : Chaque année l'association Nature et Culture (6, rue Rochambeau 56100 Lorient ; www.nature-et-culture.org) organise des visites, en lien avec Friburg-futour. Voir aussi le site www.freiburg-futour.de

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MessagePosté le: 07/03/2008 10:22:32    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Pioup l'a expérimenté en vrai, elle pourra te raconter Cool
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MessagePosté le: 07/03/2008 17:17:32    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Dis nous Pioup. C'est comment ?
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MessagePosté le: 07/03/2008 18:39:57    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Coucou !

Il me faut d'abord rétablir une vérité : j ai pas habité à la cité Vauban (Le quartier développement durable), donc j ai pas vraiment une vue de l'intérieur. Par contre j'ai connu des gens qui y vivaient et j'ai habité à Fribourg.

Déjà pour ce qui est de la Vauban :
- c'est vrai que tout est fait pour économiser de l'énergie là bas, que ca sert de village expo pour l'Europe entière.
On oublie un peu de dire que : les loyers où l'achat y sont (y étaient) très chers : rentabilité limitée à moyen terme.
On oublie aussi de dire que la vie y est plus encadrée qu'ailleurs : en plus d'être un ouvrage architectural écologique c'est une oeuvre à préserver : pas de barrières, pas de haies, pas n'importe quel jeu d'enfant dans le jardin... Pas n'importe quel équipement qui ferait surconsommer de l'électricité chez soi...
Bref habiter là c est un choix de vie
On dit qu'il y a très peu de voitures par là et pour cause : leur circulation est interdite dans le quartier et dans mon souvenir l'accès n'est pas possible dans toutes les rues. Vous me direz ainsi certaines maisons où appartements lambda... Ca veut quand même dire : pas d'accès pompier immédiat, pas de dépot des grosses courses à côté pour le lombalgique et il faut être équipé si on veut que mamie, plus très mobile, vienne vous voir. Ce sont des détails, sauf que ca veut dire qu'on habite là tant qu'on est mobile. Les americains s'offusqueraient très vite d'un tel "ageism". Pas pour les vieux la Vauban.
En résumé habiter là c est avoir un certain état d'esprit, partager les mêmes idées et le même mode de vie que ses voisins. C est un quartier de familles avec enfants en bas âge et classe moyenne middle âge aisée. Faut aimer le contact et les commérages tout le monde voit tout.
Dernier point c est loin du centre : amoureux d'escapades nocturnes non équipés de mollets solides s'abstenir.

Enfin pour la ville en général :
Les voitures oui il y en a beaucoup moins qu'ailleurs, malgré des routes immenses
Oui je n ai jamais vu autant de vélos que là d'ailleurs ca rappelle les images des pays asiatiques. Et c'est sans doute le traffic le plus juteux de la ville : mon premier a résisté 10 j, les quelques 100 vélos au pied de nos immeubles de l'hôpital on disparu en une nuit.

La suite après manger...
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Pioup



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MessagePosté le: 07/03/2008 21:00:41    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

LA suite donc...

J en étais aux vélos fribourgeois : des vieux machins rouillés dangereux avec plus ou moins de freins, rarement des dynamos en état de marche... conduits par des étudiants écervelés...
Mais là quand même il faut que je dise que toute la ville est conçue pour le cycliste et qu'il faudrait être fou pour ne pas en profiter : pistes cyclables partout, pas de côtes, voies dédiées... Parkings partout... centre ville piéton... avec ruisseaux au milieu (cycliste prend garde le séjour dans la fontaine enrhume ! ) Mr. Green
Il faut surtout que je dise que pour moi en terme de qualité de vie le vélo c est le top... Fi de la pluie du vent et des courses, un peu d'organisation et ca roule Laughing J ai plein de raisons poétiques d aimer ca : moins de bruits, moins d'odeurs, sentir l'extérieur, le voir, être loin de sa bulle quoi.
Dernier constat cycliste : les deux roues sont les pires chauffards qui soient PRUDENCE EXIGEE !!!
Le réseau de tram... Sais pas jamais pris... Juste un deuxième conseil cycliste : roue dans les rails, clavicule qui déraille !
Il manque au descriptif des transports en commun le réseau ferré allemand.
Là bas les gens qui bossent en banlieue ont meilleur compte de prendre le TER... Ils y vont à vélo puisqu'il y a un garage à vélo sécurisé dans chaque gare... Et ont leur vélo poubelle qui les attend dans la gare d'arrivée...
Pour les amoureux du cycle qui prennent leur beau vélo pour aller travailler les places aménagées pour eux dans les trains sont sans commune mesure avec ce qu on trouve chez nous... Encore une fois cependant, petits gringalets s'abstenir, les quais ne sont pas forcément à niveau... l accès à la route passe parfois aussi par un escalier...
En plus en abonnement le prix est raisonnable.
La Deutsche Bahn a pour philosophie : très cher en TGV (ICE), pas cher du tout si vous êtes sociabilisés et que vous avez le temps : tarifs de groupe en TER imbattables.
Enfin pour l'aspect éoliennes pour l'anecdote : de mon temps les Fribourgeois n'étaient pas tous convaincus : outre l'esthétique, tous ceux qui vivent à côté parlent des nuisances sonores...
L'isolation, les panneaux solaires, rien à dire, c est rentable, ca marche bien... d'après ce qui se dit là bas et hors Vauban, le coût en vaut la chandelle.

Flemmards : la lecture commence ici !!! Mr. Green
En résumé j ai tiré deux réflexions de mon séjour fribourgeois :

- Les Fribourgeois ont pris le parti de prendre leur temps : fini la course, le temps de trajet est un temps de détente... Même philosophie aux feux pietons (et e girl m est témoin qu'ils sont looooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnngggggg)
Facile me direz vous quand on a de l'argent... Et puis ils grapillent sur le reste : repas, sommeil...
ce qui m'amène à la deuxième réflexion :

- écolo c est bien tant qu'on a la santé : pas de voiture dans Vauban ni en centre ville ca fait le tri de ceux qui peuvent y accéder : pas de vieux qui peinent sur les trottoirs ils ne sont jamais arrivés.
Idem pour l'argent : ca marche pareil une cellule photovoltaïque taguée ? A part le traffic de bicyclettes, c est un havre de paix. Pas d'immigration, pas de pauvreté, pas de violences urbaines... Pas de réseau d'aide sociale ? Si si... Juste pas d'emplois non qualifiés en ville et alentour... Pas de secteur industriel sinistré : pas d'industrie.
Je ne dis pas que c'est mal, je ne dis pas qu'il faut être jaloux. C est génial ce qu'ils font. Seulement quand on se demande pourquoi ca ne marche pas ailleurs on oublie un peu vite qu'on n a pas affaire à la même ville. Il est extrêmement dommage que les agglomérations et les gens qui en ont les moyens ne s'y mettent pas.
Il est malhonnête d'oublier que tout ca coûte cher, que ca modifie les rythmes de vie et que le type qui fait 30 bornes pour aller bosser ne les fera pas en vélo et ne mettra JAMAIS moins de temps en transports en commun +/- cycles qu'en voiture. Un dernier point sur la voiture : qui ira me dire qu'elle n'est pas un espace privé ? Pour les gens qui ont un appart en HLM mal isolé etc... facile d'y renoncer ?

Ouala mon ressenti... en vrac...
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MessagePosté le: 08/03/2008 05:56:43    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Avant de lire je me suis dit: "chouette, mais faudra pas qu'elle oublie de nous parler du négatif".

Ben t'as pas oublié.

Ayant grandi dans le catéchisme, en étant parti, je ne suis pas trop pour les admirations sans connaissance des paradis lointains.
Le paradis c'est de temps en temps le matin par exemple, quand on est à quatre dans le lit à rigoler.

Merci d'avoir expliquer. Et merci d'avoir dit ce qui est critiquable.
Juste: Ecolo pour moi c'est pas "bien quand on a la santé". C'est bien pour avoir la santé. En fait pour pas tous crever trop vite.
En clair: il n'y pas d'idéal quand on cherche à avoir une vie moins polluante, il n'y a pas une façon de faire. Il y a des pistes. Toujours des inconvénients.
Je fais mes courses à la biocoop, c'est mieux qu'au super U, parce que je ne mets pas mes sous dans le même système. Je vais acheter mes légumes et ma viande à la ferme, c'est mieux qu'à la biocoop parce que celle-ci reste un supermarché. Je mange les pommes de terre qui pousse chez moi, c'est mieux parce que la ferme, j'y vais en voiture. Mais ça veut dire que j'ai une maison avec un bout de jardin. Une maison qui se chauffe au fioul.

Ca m'intéresse au plus au point de savoir comment changer de vie en se coltinant en même temps la question des inégalités sociales. Parce que, très schématiquement, soit on change ensemble, soit on nous impose le changement, et dans ce dernier cas il faut qu'on se prépare à aller chercher nos tickets de rationnement.

Dites les filles, qu'est-ce qu'on a à apprendre de l'Allemagne ? (dans le à suivre et dans les erreurs)
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Dernière édition par guru le 08/03/2008 08:56:02; édité 2 fois
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MessagePosté le: 08/03/2008 08:52:02    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Mardi 11 Mars 21h Arte : "le monde selon Monsanto"
Le documentaire retrace l'histoire de Monsanto, fabriquant du PCB, de l'agent orange, du Round-Up...
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MessagePosté le: 13/03/2008 05:42:22    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Le recul de la faim dans le monde est-il menacé par la conversion des terres au profit des agrocarburants ? Alors qu'au nom de la lutte contre le changement climatique et de la sécurisation des besoins énergétiques, la liste des pays affichant leur volonté de soutenir cette nouvelle filière s'allonge, la question est très officiellement posée par de hauts responsables des Nations unies.

"Le changement d'orientation de nombreuses exploitations en faveur des biocarburants a détourné des terres de la chaîne alimentaire. Les prix des produits de base atteignent un tel niveau que le litre d'huile de palme en Afrique vaut ainsi autant que le litre de carburant", a alerté la patronne du Programme alimentaire mondial (PAM).


Josette Sheeran a fait ses comptes. Pour assurer le minimum vital aux 73 millions de personnes qui relèvent de ses programmes d'assistance, elle devra débourser, en 2008, au moins 30 % de plus que l'an passé, soit 500 millions de dollars supplémentaires. Une somme dont, pour l'instant, elle ne dispose pas. La situation à laquelle est confronté le PAM reflète peu ou prou celle de tous les pays à faible revenu dont la sécurité alimentaire est fortement dépendante des importations.

En 2007, la facture en céréales qui dans ces pays assurent la base de l'alimentation s'est alourdie de 35 %, pour la deuxième année consécutive. Devant l'envolée des prix, beaucoup de pays y compris parmi les traditionnels exportateurs se sont vu contraints de réagir.

L'Afrique du Sud a augmenté les allocations versées aux plus pauvres, le Maroc a réduit comme jamais les taxes à l'importation sur les céréales, l'Inde les a supprimées, la Chine a, à l'inverse, introduit depuis le 1erjanvier des taxes à l'exportation sur le blé, le maïs et le soja pour limiter les pénuries sur son marché domestique, la Russie, le Kazakhstan, ont introduit des mesures similaires…

La faute aux agrocarburants ? Dans le cas du maïs certainement. Sur les 100 millions de tonnes de céréales destinées à la fabrication de combustible alternatif, 95 millions proviennent du maïs, dont les cours épousent fidèlement depuis plus d'un an, l'ascension du prix du baril de pétrole. Pour le colza, qui en Europe est un des gagnants de la nouvelle politique énergétique, le procès aussi peut-être mené. En revanche, les agrocarburants ne peuvent être jugés coupables de l'envolée spectaculaire des prix du blé depuis l'été : +80 %.

AUGMENTATION DE 50 % DE LA PRODUCTION ALIMENTAIRE NÉCESSAIRE D'ICI À 2030

"Aux Etats-Unis, les agriculteurs commencent à convertir leurs champs de blé en maïs. En Europe, ils se tournent vers le colza, mais cela ne joue encore qu'à la marge et l'envolée des cours du blé s'explique par d'autres facteurs", explique Loek Boonecamp, responsable de la division des marchés agricoles à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Parmi ces facteurs, l'expert de l'OCDE rappelle une série de mauvaises récoltes, l'augmentation de la population mondiale et l'évolution des comportements alimentaires en Chine et en Inde où l'amélioration du niveau de vie stimule la consommation de viandes, de produits laitiers et, par ricochet, les besoins en alimentation animale.

Le niveau des stocks, au plus bas depuis vingt ans, et l'entrée en scène de spéculateurs misant sur une hausse durable des marchés agricoles, pèsent aussi sur les prix. "Agrocarburants ou pas, le monde serait confronté à cette pénurie", assure M. Boonecamp. D'ici à 2030, les experts estiment qu'une augmentation de 50 % de la production alimentaire sera nécessaire pour répondre à la croissance démographique.

Dans ce contexte, est-il alors raisonnable de planifier une expansion à grande échelle des agrocarburants ? Une cinquantaine de pays ont adopté des dispositifs d'incitation avec pour certains des objectifs très ambitieux. D'ici à 2020, l'Union européenne souhaite assurer 10 % de ses besoins en combustibles pour le transport routier grâce aux agrocarburants. Les Etats-Unis misent sur 5 % d'ici à 2012, la Chine 15 % d'ici à 2010… L'OCDE a calculé que l'engagement européen supposerait de convertir 72 % des terres cultivées… un scénario peu réaliste.

L'engouement pour les agrocarburants ouvre de nouveaux débouchés pour les pays du Sud qui y voient une carte à jouer pour améliorer les revenus de leurs paysans. Le Sénégal vient de créer un ministère spécialement consacré aux biocarburants alors qu'il est par ailleurs en déficit chronique sur le plan alimentaire.

"Les pays les plus pauvres subissent de plein fouet le choc pétrolier. Le développement d'une filière énergétique à partir de la biomasse peut leur permettre d'assurer à moindre coût une partie de leurs besoins. 1,6 milliard de personnes n'ont pas encore accès à l'électricité dans le monde", défend Alexander Mueller, de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le sous-directeur général en charge du développement durable n'affirme pas moins de façon tout aussi catégorique que l'essor des agrocarburants ne peut se poursuivre sans un débat préalable sur la sécurité alimentaire.

Manque de terre, sauf à se lancer dans une course effrénée à la déforestation – ce qui irait à l'encontre de la lutte contre le changement climatique –, plafonnement des rendements dans les grandes zones d'agriculture intensive sont les deux arguments avancés par ceux qui mettent en garde contre les risques à moyen terme d'une compétition généralisée entre les cultures alimentaires et énergétiques. Ils ne font pas l'unanimité. Mais compte tenu des enjeux, ils méritent au moins d'être discutés.


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MessagePosté le: 13/03/2008 15:39:52    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

guru a écrit:
Mardi 11 Mars 21h Arte : "le monde selon Monsanto"


Vu et très apprécié. Le boulot de journalisme est remarquable (et implacable pour Monsanto).
C'est enregistré pour ceux que ça intéressent (format lisible sur un ordi avec VLC).
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Si la vie est jolie
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MessagePosté le: 13/03/2008 19:26:39    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

J'ai rebranché mon magnétoscope pour cette occasion, il a fallu faire le réglage des chaînes, jamais fait depuis qu'on est là (bientôt 2 ans).

J'ai commencé à regarder cette après-midi. Je comptais aussi proposer à ceux qui veulent, il faut que ce soit vu par le plus de monde possible.

En passant devant la librairie de Combourg (en allant au taf), j'ai aperçu dans la vitrine la version livre; Vais me l'acheter.
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MessagePosté le: 22/03/2008 09:02:53    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

La décennie à venir sera cruciale pour stabiliser le climat


Stabiliser le climat sera beaucoup plus ardu que prévu, et les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans la décennie à venir seront cruciales. Elles détermineront s'il est possible ou non d'éviter une "interférence humaine dangereuse" avec la machine climatique, c'est-à-dire s'il est possible de maintenir une teneur atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) inférieure à 550 parties par million (ppm) - contre 280 ppm avant l'ère industrielle et 380 ppm aujourd'hui. Tels sont les principaux constats que dressent des chercheurs américains et canadiens dans plusieurs études récentes.

Or nous ne sommes pas partis pour ce scénario. Les émissions anthropiques mondiales de CO2 ont ainsi crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel d'environ 3 %. Ce qui, selon Valérie Masson-Delmotte, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), "est déjà au-dessus du scénario de développement le plus pessimiste imaginé par le GIEC" (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat).

Or cette tendance va lourdement s'accentuer dans les prochaines années. Selon les travaux de chercheurs de l'université de Californie, à paraître en mai dans le Journal of Environmental Economics and Management, la Chine émet une quantité de gaz carbonique qui a augmenté et augmentera annuellement de 11 % en moyenne entre 2004 et 2010. Cette estimation, fondée sur l'analyse des statistiques de chaque province chinoise, est deux à quatre fois supérieure aux prévisions habituellement citées dans la littérature scientifique, et notamment dans le rapport du GIEC.

Une des raisons à cet écart est, écrivent les auteurs, Maximilian Auffhammer et Richard Carson, que "le gouvernement central chinois délègue, depuis 2000, la construction des nouvelles centrales électriques (en général alimentées au charbon) aux autorités provinciales, qui ont moins de motivation et de ressources pour mettre en chantier des centrales plus efficaces et plus propres". "Cela peut expliquer le constat selon lequel, depuis 2000, l'efficacité en carbone de l'économie mondiale a brusquement baissé, relève le climatologue Philippe Ciais (CEA). C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui émettre plus de carbone que dans les années 1990 pour produire une même quantité de richesse."

De plus, rappelle M. Ciais, ces centrales électriques technologiquement obsolètes sont "construites pour fonctionner au moins un demi-siècle". Ainsi, même si la Chine est contrainte de réduire ses émissions dès 2012, dans le cadre de l'après-Kyoto, ces installations très émettrices de CO2 demeureront, selon toute vraisemblance, en activité jusqu'au milieu du siècle.

Or le temps est un paramètre cardinal. Dans la dernière édition de la revue Climatic Change, Bryan Mignone (Brookings Institution) et plusieurs chercheurs de l'université de Princeton évaluent les conséquences d'un report - de quelques années à plusieurs décennies - de la mise en oeuvre des mesures de réduction des émissions mondiales de gaz carbonique. Plusieurs cas de figure ont été examinés. Si l'on voulait par exemple atteindre l'objectif ambitieux de stabiliser la teneur atmosphérique en CO2 à 450 ppm (soit une hausse moyenne des températures comprise entre 1,5 0C et 3,9 0C), il faudrait commencer immédiatement à réduire les émissions mondiales à un rythme de 1,5 % par an.

Si l'on différait l'effort de sept ans, il faudrait, pour atteindre le même objectif, faire décroître les émissions au rythme irréaliste de 3 % l'an. "Il s'agit d'un indicateur du coût des mesures de réduction des émissions, explique Stéphane Hallegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement. On voit ici qu'un délai, même inférieur à une décennie, peut doubler l'effort économique à accomplir, à objectif égal."

Pour se maintenir en deçà du seuil considéré comme "dangereux" par la majorité des spécialistes, c'est-à-dire 550 ppm (entre 2 °C et 5,2 °C d'augmentation moyenne de température), il faudrait commencer à réduire dès à présent les émissions d'environ 0,5 % par an. Attendre dix ans implique de réduire les émissions d'environ 1 % par an. Or les auteurs postulent qu'un taux de réduction annuel réaliste se situe autour de cette valeur. La conséquence est donc simple : si les émissions continuent d'augmenter comme elles le font pendant plus de dix ans encore, il pourrait devenir impossible de maintenir la machine climatique hors de la zone "dangereuse".

Pour parvenir à ces estimations, les auteurs ont tenu compte des effets de saturation des "puits" de carbone, en particulier de l'océan. A mesure que la température augmente, l'océan absorbe de moins en moins de carbone. Plus le temps passe, plus la température moyenne augmente et moins les émissions sont absorbées par l'océan. Aujourd'hui, 46 % des émissions de CO2 anthropiques demeurent dans l'atmosphère, le reste est absorbé. Dans dix ans, ce seront 48 % de ces mêmes émissions qui persisteront dans l'air et près de 50 % dans vingt ans...

A plus long terme, lorsque les chercheurs tentent de projeter leurs prévisions bien au-delà de 2100 - jusqu'en 2200 ou 2300 -, le constat est parfois plus radical encore. Une étude publiée dans la dernière livraison de Geophysical Research Letters conclut même qu'à terme, pour que le climat se stabilise durablement, il est nécessaire que l'économie mondiale ne rejette quasiment plus de carbone.

Selon les auteurs, Damon Matthews (université Concordia) et Ken Caldeira (Carnegie Institution), l'inertie thermique de l'océan profond, en particulier, fera que le réchauffement de la basse atmosphère survivra pendant longtemps au CO2. Celui-ci aura beau décroître, les températures demeureront plus élevées sur "une échelle centennale". Il est donc nécessaire, expliquent les chercheurs en conclusion de leurs travaux, "de ne pas seulement chercher à faire décroître les émissions de CO2, il faut chercher à les éliminer entièrement".

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MessagePosté le: 16/05/2008 05:53:43    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Depuis 800 000 ans au moins, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) n'ont jamais été aussi élevées. Ce fait était fortement pressenti par les scientifiques ; il relève désormais de la certitude. Les chercheurs du projet Epica (European Project for Ice Coring in Antarctica) ont publié, jeudi 15 mai, dans la revue Nature, l'analyse des derniers mètres de la grande carotte de glace du site de Dôme C, en Antarctique. Les 3 060 premiers mètres donnaient jusqu'ici 650 000 ans d'archives climatiques. En forant 200 mètres plus bas, les glaciologues ont poussé cet enregistrement jusqu'à environ 8 000 siècles.

Les paramètres orbitaux de la Terre varient à intervalles de temps réguliers. Ces variations changent l'insolation de la planète et entraînent une alternance entre périodes glaciaires et interglaciaires (la Terre est entrée dans l'une de ces dernières il y a quelque 10 000 ans).

"Puisque ces cycles glaciaire-interglaciaire durent environ 100 000 ans, nous avons désormais accès à huit cycles complets, dit Dominique Raynaud, membre du comité scientifique du projet Epica. Ce long enregistrement confirme le lien étroit entre teneur en gaz à effet de serre et températures." Lorsque le changement d'insolation introduit un début de réchauffement, la teneur en gaz à effet de serre augmente, et ce sont ces gaz qui contribuent de façon majeure à la montée des températures... jusqu'au prochain âge glaciaire.

L'enregistrement publié donne la mesure des bouleversements actuels. Depuis 800 000 ans et jusqu'à une période récente, la concentration de gaz carbonique n'a oscillé qu'entre 172 et 300 parties par million (ppm) ; elle est aujourd'hui de 385 ppm. Quant à la teneur en méthane, elle a varié entre 350 et 800 parties par milliard (ppb). Elle est aujourd'hui de 1 770 ppb.

Ces nouvelles archives climatiques donnent d'autres informations. Par exemple, explique Jérôme Chappellaz (Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement), coauteur de ces travaux, "on retrouve, dans les niveaux de méthane mesurés dans la glace de l'Antarctique, la signature d'événements de réchauffements brefs et intenses très marqués au Groenland, dont certaines régions ont gagné 16 °C en quelques décennies, avant de se refroidir progressivement".

Les carottes de glace du Groenland ne permettent pas de remonter assez loin dans le temps pour avoir des certitudes sur ces phénomènes. Mais l'analyse de la carotte de Dôme C montre, selon M. Chappellaz, que "ces événements ne surviennent que pendant les périodes glaciaires et jamais au cours des interglaciaires". Il eût été tentant d'attribuer le réchauffement actuel à l'un de ces événements ; ce ne peut être le cas.

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MessagePosté le: 26/06/2008 07:54:58    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Jeudi 23 juin 1988, sous une canicule inédite, le climatologue James Hansen témoignait devant une commission parlementaire du Congrès des Etats-Unis. Ignorant les précautions affichées à l'époque par l'ensemble de la communauté scientifique, il annonçait être certain à "99 %" que le climat terrestre était entré dans une période de réchauffement provoqué par les activités humaines.

Très médiatisée, l'intervention est demeurée dans les annales comme l'entrée du changement climatique dans le débat public… Invité par des représentants démocrates, lundi 23 juin, à s'exprimer à nouveau devant une commission du Congrès, James Hansen, 67 ans, a réitéré ses avertissements avec aussi peu de réserves qu'il y a vingt ans.

Largement diffusé sur Internet, le texte de son intervention dresse d'abord l'état des lieux des connaissances sur le climat. Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) – l'un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la NASA –, la machine climatique est proche d'un "dangereux point de bascule". Il faut, dit-il, réformer les pratiques agricoles et forestières, taxer le carbone, établir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et bannir complètement ces dernières, à l'échelle mondiale, d'ici à 2030.

Le chercheur prédit une élévation du niveau des mers d'environ 2 mètres à la fin de ce siècle si rien n'est entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre – estimation très supérieure à celles généralement énoncées.

Surtout, M. Hansen dénonce "le vaste décalage entre ce qui est compris par la communauté scientifique compétente et ce qui est connu par les décideurs et le grand public". Pour expliquer le peu d'actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les "intérêts particuliers" privilégiant leurs "profits à court terme".

Le propos est d'une violence inhabituelle. "Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer, écrit M. Hansen. Les PDG de ces sociétés savent ce qu'ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d'un scénario business as usual'', ajoute le chercheur. A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l'humanité et la nature."

En dépit de sa réputation scientifique, James Hansen, surnommé "l'alarmiste en chef" par ses détracteurs, est régulièrement au centre de polémiques. Fin 2007, témoignant devant une commission chargée de statuer sur la construction d'une centrale à charbon dans l'Iowa, il avait comparé les convois de houille aux "trains de la mort" sillonnant l'Europe pendant la seconde guerre mondiale.

En 2005, il avait révélé dans le New York Times que son travail était soumis à une censure politique de l'administration centrale de la NASA, visant à ne pas fragiliser les positions de la Maison Blanche. L'administrateur de l'Agence spatiale américaine Michael Griffin avait démenti qu'un système de censure ait été formellement en place au sein de son administration.

Rendue publique le 2 juin, une enquête interne de la NASA a cependant conclu que "le département des affaires publiques du quartier général de la NASA avait traité le sujet du changement climatique de manière à réduire, marginaliser ou distordre les résultats des sciences du climat".


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MessagePosté le: 29/06/2008 05:13:43    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

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MessagePosté le: 29/06/2008 05:17:28    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient trois fois moins nombreux qu'il y a deux ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l'un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d'espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s'adapter.

Le phytoplancton est parti le premier. Parce que les eaux de la mer du Nord s'étaient réchauffées d'un petit degré, ces micro-organismes marins ont subitement migré vers des fonds plus rigoureux. Le zooplancton l'a suivi. Et puis dans leurs sillages, on a vu s'en aller le lançon, ce "poisson-fourrage" fin et longiligne dont se nourrissent les gros poissons et les oiseaux marins… Parmi les vastes colonies de mouettes tridactyles, de guillemots et de pingouins, de sternes et de fous de Bassan qui peuplent les côtes britanniques, souffla un vent de panique. Les oiseaux, poussant de plus en plus loin leur maigre pêche, perdirent leurs forces. Pénurie alimentaire, échec de la reproduction, révoltes de la faim… La désolation fit place à l'effroi : goélands et labbes – ces superprédateurs incapables de pêcher eux-mêmes –, se mirent en colère et, affamés, se jetèrent sur les œufs, les poussins, et même sur ces maudites mouettes qui rentraient bredouilles. Guerre et famine… Un jour de 2004, quand les ornithologues écossais revinrent sur la falaise qu'ils étudiaient, il n'y avait plus d'oiseaux.

Il a beau avoir toujours son sourire en coin, on lit l'inquiétude dans les yeux de Bernard Cadiou. Ses jumelles pendent, désœuvrées : ici, dans les Côtes-d'Armor, la face nord-ouest de la Grande Fauconnière, ce rocher de granit rouge sculpté par les vents en contrebas du cap Fréhel, habituellement peuplée de dizaines de couples de cormorans huppés, est bien déserte. Seules quelques silhouettes noires et débonnaires, au cou hautain et au bec souligné de jaune trônent sur les trop rares amas de brindilles et d'algues. "On dénombrait quelque 350 couples il y a deux ans. Aujourd'hui, il y en a trois fois moins… Et, alors que les cormorans commencent à s'accoupler dès février, cette année on n'a vu le premier œuf que le 21 avril… La forte tempête que nous avons eue le 11 mars ne peut à elle seule expliquer le phénomène. Même les nids qui sont abrités du vent n'ont pas reçu de nouveaux locataires…"

Avec ses rouflaquettes et ses trois anneaux à l'oreille, l'éco-éthologue basé à Brest, observateur attitré des oiseaux du littoral breton, a l'agilité d'un pirate quand il parcourt, sa longue-vue sur l'épaule, l'étroit chemin des fous qui surplombe les récifs du cap Fréhel. Le voici qui disparaît par une faille pour reparaître tout en bas, au niveau de la mer, petite silhouette perdue au milieu de la nuée. Une troupe de guillemots se serre dans une anfractuosité. Six pingouins – sur la trentaine de couples seulement qui restent en Bretagne – cherchent une place en battant violemment de leurs ailes. Trois fulmars boréals somnolent, insensibles aux cris des goélands argentés. Le cap est, fin mai, une vaste couveuse. Mais pour Bernard Cadiou c'est calme, trop calme : "Après ce que les ornithologues Britanniques ont rapporté, on s'attendait à ce que cela nous tombe sur la tête un jour ou l'autre… Déjà l'an passé, tous les signaux ont viré au rouge : la reproduction des oiseaux a été catastrophique. Et dans le même temps les pêcheurs nous racontaient qu'ils ne trouvaient plus de lançons dans la panse de la raie ou du lieu qui d'habitude en dégorge… Car ce qui est vrai pour les oiseaux l'est également pour les hommes. L'appauvrissement des ressources de la mer touche les uns comme les autres. A Saint-Jacut, le patron d'un palangrier m'a raconté qu'il avait l'an passé commencé sa campagne avec un mois de retard faute de pouvoir ramener ce lançon qui lui sert d'appât." Dans la grosse houle triste qui enserre la Grande Fauconnière, flotte le corps inélégant et désarmé d'un cormoran mort.

Pour ceux qui s'inquiéteraient de savoir quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, les oiseaux – qu'ils soient marins, migrateurs ou hibernants – sont un indicateur riche d'enseignements quant à la rapidité des évolutions en cours. Le phytoplancton est parti le premier, puis le lançon, puis les cormorans… Et puis qui ? Un simple degré d'augmentation de la température et c'est tout un écosystème qui s'effondre. Quand on sait que les climatologues du GIEC – le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat –, font état dans leur rapport d'une possible élévation des températures de 1,8 à 4 degrés au cours du siècle à venir, on imagine le grand chambardement qui se prépare dans cette nature où les êtres vivants, nous compris, sont interdépendants ! Et les climatologues savent que, quand bien même les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par les grandes nations seraient atteints – ce qui est déjà en soi largement improbable vu la révolution énergétique que cela suppose –, la durée de vie de ces gaz ne permet pas d'imaginer un redressement miracle et rapide de la situation.

Les oiseaux sont des alarmes qui ne cessent de se déclencher. C'est l'hirondelle qui n'annonce plus le printemps parce qu'elle préfère passer l'hiver dans son étable, la cigogne qui s'est en grande partie sédentarisée, c'est l'échasse blanche qui s'implante au nord de la Loire et le héron garde-bœuf, pensionnaire de Camargue, qui batifole aujourd'hui en baie de Somme… C'est l'inséparable de Fischer, un petit perroquet d'Afrique tropicale, qui s'installe près de Nice, ou encore la grive que les chasseurs attendent désespérément lorsqu'elle hésite à quitter ses froides terres de Scandinavie. En 1989, la communauté scientifique française s'est dotée d'un outil de surveillance territoriale des volatiles, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux commun). En 2006, dix-huit ans après sa mise en place, on constate que les communautés d'oiseaux se sont déplacées de 124 km vers le nord !

Migration désynchronisée Dès que le soleil se lève, Yves Muller est en forêt. La grande forêt des Vosges du nord qui entoure sa maison à quelques battements d'ailes de l'Allemagne. Des deux côtés du chemin, la terre a été retournée en sillons sauvages par les sangliers. Le soleil est encore jeune mais l'air est pur et empli du chant des oiseaux. Une sittelle torchepot fait tuut tuut tuut, un pinson lance son ti ti ti ti tuiyou. Le cri sec et strident des fauvettes à tête noire – tac tchack tchack – se mue en chant : "Il est très facile à reconnaître, c'est celui qui est joliment flûté vers la fin." C'est sa forêt, à Yves Muller. 6 300 hectares classés zone Natura 2 000, le réseau écologique européen. Professeur de mathématiques à mi-temps au lycée de Bitche, et ornithologue le reste du temps, il en connaît les moindres recoins depuis trente ans qu'il la parcourt de long en large. C'est lui qui a peint tous ces ronds jaunes qu'on voit ici et là orner des arbres morts. Il ne s'agit pas de les abattre mais au contraire de les conserver. Yves Muller les a choisis pour les cavités qu'ils recèlent comme autant de nids possibles pour les passereaux migrateurs.

Tchira tchira tchira… C'est lui. Le gobemouche noir. Celui à qui nous sommes venus rendre visite. Dans ce bosquet d'arbres à moitié mangés par le temps, trois petits passereaux volettent de branche en branche. Devant un trou à mi-hauteur de l'un des pins, l'un d'eux s'immobilise et, bougeant la queue dans un mouvement de parade, de haut en bas et de bas en haut, il se met à chanter. C'est un mâle et dans son langage, il invite la femelle à le rejoindre, lui promettant là, dans ce trou abandonné, le confort d'un nid d'amour et des tonnes de chenilles pour leur progéniture… Ce gobemouche noir, Yves Muller le connaît bien. Il l'a étudié pendant dix ans, lui fabriquant des nichoirs, le tenant dans ses mains, le photographiant. Au long de ces années, il en a bagué plus de 500. Or aujourd'hui, une étude venue des Pays-Bas montre que le dérèglement du climat est comme une épée de Damoclès pendue au-dessus de sa frêle carcasse.

Le gobemouche est un migrateur au long cours. Quand la bise arrive à l'automne, on peut voir sa silhouette fluette, quinze petits grammes tout habillé, prendre son envol pour franchir, courageusement, seul et de nuit, les milliers de kilomètres qui le séparent de son refuge hivernal en Afrique de l'Ouest, de l'autre côté du Sahara. Il y restera jusqu'à la mi-avril. A cette date, son horloge interne lui signale qu'il est temps de rentrer. Or depuis vingt ans, cette horloge s'est progressivement décalée. Et cette désynchronisation, explique l'équipe de chercheurs néerlandais, pourrait causer sa perte. En effet, quand le sympathique passereau revient rompu et haletant de son odyssée, il débarque dans des forêts où le climat de plus en plus clément a depuis longtemps verdi les feuilles. Les chenilles se sont régalées et – elles qui composent une grande part de sa nourriture – sont prêtes à se métamorphoser en papillon quand elles ne l'ont pas déjà fait. Depuis vingt ans, les gobemouches ont donc essayé de pallier ce décalage en avançant leur date de ponte. Eux qui jusqu'ici s'octroyaient une quinzaine de jours de repos après leur voyage prénuptial pour se remettre, s'accouplent désormais prématurément. Mais du coup, fatigués, stressés, ils ont, à l'instar des cormorans, plus de mal à mener à bien leur reproduction, quand ils ne deviennent pas eux-mêmes de belles proies pour les éperviers. "Pour l'instant, en ce qui concerne les Vosges, nos effectifs sont restés stables", constate sagement Yves Muller en lissant sa moustache. Mais qu'en sera-t-il demain s'ils n'arrivent pas à modifier leur horloge interne et que, sous nos latitudes, le printemps continue son éclosion précoce ? Evoluer ou mourir.

Lorsqu'il revint de son célèbre voyage aux îles Galápagos à bord du Beagle, Charles Darwin en rapporta différents oiseaux inconnus dans lesquels il voyait là des merles, là des gros-becs, là des pinsons. A Londres, les ornithologues en vinrent à la conclusion qu'ils formaient en réalité un groupe d'oiseaux à part entière composé de douze espèces distinctes. Chacune correspondait à une de ces îles de l'archipel très différentes et éloignées les unes des autres. Ces "pinsons de Darwin", comme on les appelle aujourd'hui, contribuèrent ainsi à asseoir la théorie de l'évolution selon laquelle, à partir d'ancêtres communs, chaque espèce va évoluer pour répondre à des besoins différents correspondant à son environnement… L'adaptabilité, comme maître-mot de tout futur.

"On dit toujours que l'évolution prend un temps infini, mais ce n'est pas vrai, des processus évolutifs peuvent avoir lieu en des temps très courts, s'enthousiasme Philippe J. Dubois, le charismatique directeur de Delachaux et Niestlé, auguste et incontournable maison d'édition sur la nature. Prenez les fauvettes à tête noire : il n'a fallu que quelques générations pour que celles-ci changent dans leurs gênes leurs infos migratoires !" Sylvia atricapilla : la fauvette à tête noire. Un passereau comme le gobemouche, mais l'un des plus répandus dans nos forêts tempérées. Traditionnellement, la fauvette migre vers le sud pour prendre ses quartiers d'hiver en Espagne. Or voici qu'un jour de décembre 1961, un chat irlandais attrape dans ses griffes une fauvette baguée un peu plus tôt cette année-là à Linz en Autriche.

La sélection naturelle en marche Que vient-elle faire là ? Echappée solitaire d'une pauvre bête déboussolée ? On comprendra bien plus tard qu'elle n'était que le signe avant-coureur d'un phénomène émergent : les fauvettes à tête noire des plaines d'Europe centrale se sont mises à hiberner, pour une grande partie d'entre elles, dans les terres désormais hospitalières de la façade Atlantique. Dès lors, le mouvement ne cesse de s'amplifier : quand l'heure vient en effet pour elles de retrouver leurs terres de nidation, les fauvettes qui ont choisi de migrer vers l'ouest reviennent plus rapidement que leurs sœurs qui ont fait le grand voyage vers le sud. Premières arrivées, premières servies, les Anglaises raflent les meilleurs emplacements, sont moins éprouvées par le voyage, se reproduisent mieux. La sélection naturelle est en route… Comment ces migrateurs nocturnes qui volent à 2 000 mètres de haut et se guident aux étoiles ont-ils ainsi pu changer leur route en si peu de temps ? L'équipe de Peter Berthold, au Max Planck Institute de Radolfzell, près du lac de Constance en Allemagne, a élevé en cage des oisillons dont les parents avaient hiberné en Angleterre. A l'heure de la migration, ceux-ci ont été placés au milieu des champs dans une boîte dont le couvercle en verre découvrait la nuit étoilée. Le sol était jonché de poudre noire. Au matin, toutes les empreintes sur le sol étaient orientées vers l'Ouest : preuve que les fauvettes à tête noire avaient muté. L'information s'était inscrite dans leur patrimoine génétique.

Quand il n'est pas chez Delachaux et Niestlé ; à la revue Ornithos qu'il anime ; à la LPO, la Ligue de protection des oiseaux pour laquelle il travaille à temps partiel ; ou en train de faire des recherches avec une équipe de l'université de Lille sur l'impact du courant transatlantique sur le vivant, Philippe J. Dubois arpente les sous-bois du parc naturel du Vexin, près de Pontoise, où il habite. Une curiosité jamais étanchée depuis qu'à 13 ans une grand-tante lui offrit la bible de l'ornithologie, "e" Peterson. ("J'ai bien trouvé ça chiant au début tous ces oiseaux alignés sur des planches, mais j'ai emprunté les jumelles de théâtre de ma grand-mère, et là…") "Tout ceci, ces menaces, ces guerres, ces mouvements, nous parle évidemment aussi de nous, explique-t-il, et on est forcément amenés à se demander si ce qui se passe avec les oiseaux ne préfigure pas ce qui pourrait bien nous arriver demain…". Sur son bureau traînent les premières sorties du rapport sur l'impact du climat sur les oiseaux que lui a commandé l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique. Outarde canepetière, râle des genêts, pipit farlouse, choucas des tours, capucin bec-de-plomb… les 379 espèces d'oiseaux visibles en France y sont passées en revue, mettant en valeur "des bouleversements qui vont à la fois très vite et pour lesquels la visibilité à terme reste assez floue". Ce défenseur de la biodiversité y plaide pour l'établissement d'un observatoire spécifique "oiseaux et climat" et prône la mise en place d'un panel de dix espèces qui serviraient d'indicateurs par rapport aux conséquences du réchauffement.

La recherche a beaucoup souffert d'une dérive moléculariste qui s'est faite au détriment de l'entomologie de terrain, moins confortable et moins gratifiante", écrit le climatologue Jean-Pierre Besancenot dans Notre santé à l'épreuve du changement climatique (Delachaux et Niestlé, 2007, 220 p., 19 €). Ce qui est vrai pour les insectes l'est aussi pour les oiseaux. "Il n'y a plus personne pour observer le vivant", regrette Philippe J. Dubois. La biologie moléculaire a raflé tous les crédits de la recherche. Et quand il s'agit aujourd'hui de surveiller et de connaître le comportement et les mouvements des insectes – ces importants vecteurs de maladies pour l'homme –, la phénologie des plantes – ces formidables indicateurs de l'état de santé de la planète –, ou l'évolution d'oiseaux qui prennent de plein fouet les bouleversements environnementaux, on en appelle à la bonne volonté publique. L'Observatoire des saisons, l'Observatoire des papillons des jardins, Phénoclim… grâce à Internet, chacun est aujourd'hui invité à faire la vigie de cette nature en danger.

Le programme de Suivi temporel des oiseaux communs mis en place il y a vingt ans met ainsi à contribution plus de 1 000 ornithologues amateurs, chacun étant chargé d'une parcelle de territoire à observer, noter, étudier au fil des ans selon des protocoles établis par une équipe de chercheurs. "Outre le déplacement significatif des populations d'oiseaux vers le nord, les résultats de ce suivi sont riches d'informations, constate Romain Julliard, le cheveu bouclé, 37 ans, biologiste de la conservation, qui est au Muséum national d'histoire naturelle un des responsables du programme. On voit ainsi deux tendances se dégager : la première, c'est que d'une part les effectifs des espèces spécialistes – qu'elles soient agricoles, comme les perdrix, les linottes, ou les alouettes ; ou forestières comme les mésanges boréales et les pouillots – baissent au profit d'espèces généralistes comme le pigeon ramier… La seconde, c'est que les espèces habituellement situées au Nord dégringolent alors que celles ordinairement situées au Sud sont en hausse." Sous un porche lépreux de l'honorable Muséum, rue Buffon à Paris, une plaque en cuivre qu'on a oublié de lustrer depuis longtemps indique : "Direction et service des bagues" et, au dessus, "Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux". C'est là que Romain Julliard et ses collègues officient au chevet de ces espèces en mutation. Bousculées par le climat, certes, mais pas uniquement. L'urbanisation galopante, la disparition progressive des bois, des prés, des marais leur est une menace bien plus immédiate. Comme l'est l'empoisonnement des sols par les "intrants" – engrais et pesticides en tout genre. "L'équilibre naturel est une image d'Epinal, sourit avec indulgence Romain Julliard. En réalité, nous sommes dans des systèmes très dynamiques, et facilement déséquilibrés… Mais ce qui est rassurant, voyez-vous, quand on étudie les oiseaux, c'est de voir que les choses sont réversibles. Au Danemark, où l'on a largement diminué le recours aux engrais, les alouettes sont revenues…"

Alors que le soir envahit le Jardin des plantes, et que les pas des visiteurs s'allongent pour rejoindre les grilles du parc, les moineaux prennent possession des lieux. Romain Julliard ajuste ses lunettes avec l'index : "Nous avons été formés à une écologie de la restauration. Image d'un idéal perdu qu'on essaye de conserver, de maintenir. Ce n'est plus pertinent. Il est bien plus judicieux de penser à préserver la biodiversité du futur que de s'accrocher à celle du passé. Aujourd'hui l'enjeu est de trouver les outils qui nous permettront de vivre demain, quand il fera plus chaud ! Et certaines espèces d'oiseaux y jouent un rôle essentiel. Ne serait-ce que dans la pollinisation des plantes… Face aux mouvements extrêmes de la nature, les êtres vivants résistent en s'adaptant : à nous de nous assurer que nous leur avons bien laissé les moyens et l'espace de le faire."
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MessagePosté le: 06/07/2008 13:17:29    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Mr B a écrit:
guru a écrit:
Mardi 11 Mars 21h Arte : "le monde selon Monsanto"


Vu et très apprécié. Le boulot de journalisme est remarquable (et implacable pour Monsanto).
C'est enregistré pour ceux que ça intéressent (format lisible sur un ordi avec VLC).

j'avais pas vu ...
Est ce que tu as encore Mr B ? je l'avais loupé et j'étais pas contente de l'avoir raté...
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MessagePosté le: 06/07/2008 14:50:11    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Yep, j'ai toujours ça.
Je le grave et je te le passe.
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Tout les chants sont d'oubli
Ou ne sont que foutaises
Si la vie est jolie
Qu'on se taise.
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MessagePosté le: 08/07/2008 14:39:12    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

MERCI Razz
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MessagePosté le: 23/10/2008 05:27:00    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Wal-Mart, le plus grand distributeur américain, s'apprête à abandonner l'hormone laitière BST. Mise au point par Monsanto en 1993 (1), elle permet d'augmenter la production des vaches. Et tant pis pour la publicité de Monsanto, inscrite sur les cartes des chambres d'hôtels de Madison, à l'occasion de la « World dairy expo », indiquant que « le Posilac (l'hormone laitière) permet de traire moins de vaches, ce qui est bon pour lutter contre le réchauffement de la planète ».

Au Wisconsin, Randy Ebert est déjà prêt. « Si notre fromagerie nous impose de ne plus utiliser l'hormone laitière, on s'en passera. » À la tête d'un troupeau de 1 500 laitières, à Lagoma (lac Michigan), il emploie, avec sa femme, vingt-deux salariés, dont neuf Mexicains, pour la traite, effectuée par roulement, 24 heures sur 24. Pour eux, l'affaire de l'hormone laitière est d'importance : chaque jour, deux citernes de 25 000 litres quittent la ferme pour l'usine

La contestation « a démarré très lentement, au milieu des années 1990 », raconte Jennifer Peacock, présidente de l'association des éleveurs utilisant la vache normande pour la production laitière. « Des groupes de consommateurs ont exigé du lait sans hormone pour le donner à boire aux enfants. »

Même en constante diminution, au profit des fromages et des crèmes glacées, le lait reste une boisson mythique aux États-Unis : depuis la crise de 1929, les enfants reçoivent toujours leur verre de lait à l'école.

Avant même cette décision du distributeur américain, certains éleveurs avaient déjà renoncé à l'hormone. À Mineral-Point, au sud du Wisconsin, Mark Opitz ne force pas ses vaches. Ses mille bêtes paissent dans les 1 500 ha transformés en prairies.

Cet « herbager » du Nouveau Monde emploie quinze salariés. Et résume ainsi son pari : « Mon frère produit deux fois plus de lait que moi, en système classique. Mais il ne gagne pas plus d'argent que moi. »

Coup de pouce au bio

Ce virage pris par les consommateurs américains profite à la coopérative bio Organic Valley. Dans les collines verdoyantes de La Farge, le siège de la coopérative affiche une prospérité de bon aloi. Joe Pedretti, patron de la communication, évoque les débuts de la coopérative en 1988, avec sept producteurs.

Vingt ans plus tard, elle compte 1 200 adhérents, dont plus de 1 000 petits producteurs, répartis dans 32 États. Elle affiche, pour 2008, un chiffre d'affaires de 340 millions d'euros. Et de conclure : « En 1993, Monsanto a introduit l'hormone laitière, malgré la protestation de nombreux consommateurs. La demande en lait biologique a alors explosé dans le pays. C'est à cette date que nous avons décollé ». Thank you Monsanto !


François LEMARCHAND.


(1) L'Europe, malgré un vif contentieux à l'OMC, a toujours refusé la diffusion de la BST. Dès sa mise en place, les mouvements de consommateurs américains ont régulièrement protesté contre son emploi. En 2001, après d'importantes manifestations, la Food Drug Administration (FDA) a admis l'étiquetage du « lait issu de vaches non traitées à la BST ».


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MessagePosté le: 12/11/2008 08:07:11    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Merci Guru... Ca me parle d'autant plus, (curieusement d'ailleurs, pour quelqu'un qui n'aime pas le lait) que j'ai l'impression de savoir un peu plus ce qui se passe dans l'industrie laitière qu'ailleurs...

Et je m'interroge tout autant sur le lait "renforcé en vitamines" ou en "oméga 3" qu'on trouve dans nos contrées... Ca ne m'inspire rien de bon... Disons que depuis que je sais que les fonds de cuve sont chocolatées pour éviter tout goût de rance, ça ne me laisse pas envisager le meilleur, lorsqu'on "ajoute" des choses dans le lait...
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MessagePosté le: 12/11/2008 19:09:01    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

ajouter alors qu'on a enlevé d'abord...

je veux du lait de ferme entier
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MessagePosté le: 16/11/2008 15:25:25    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

moi pas !!!!
Beurk !!

mais je veux bien du lait de ferme entier pour toi, si tu veux... Mr. Green
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MessagePosté le: 16/11/2008 15:28:59    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

une reconversion ?
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MessagePosté le: 16/11/2008 15:40:49    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Mr. Green

à la rigueur l'idée de faire du fromage, ça m'irait !!
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MessagePosté le: 18/12/2008 06:31:57    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Comme d'usage, les trois institutions chargées de la surveillance du climat mondial ont simultanément rendu publiques, mardi 16 décembre, leurs analyses de l'année écoulée.

Deux d'entre elles, le Hadley Centre, britannique, et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), américaine, placent l'année 2008 au dixième rang des années les plus chaudes enregistrées depuis le milieu du XIXe siècle.

La troisième, le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, la situe à la neuvième place. En fonction des jeux de données utilisés, l'anomalie positive de la température de 2008 - c'est-à-dire son écart par rapport à la moyenne relevée entre 1951 et 1980 - est comprise entre 0,43 °C et 0,47 °C.

Parallèlement, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a présenté, le même jour à Genève, son rapport annuel selon lequel "2008 devrait se classer au dixième rang des années les plus chaudes" depuis 1850.

L'année 2008 est certes la plus froide de la décennie écoulée. Mais celle-ci est, de loin, la décennie la plus chaude jamais enregistrée. "Sur fond de réchauffement, la température continue à fluctuer d'une année sur l'autre, ce qui est le résultat de la variabilité naturelle du climat", décode le Hadley Centre dans un communiqué.

L'un des éléments les plus importants de cette variabilité naturelle est l'alternance, dans le Pacifique tropical, d'anomalies chaude (El Niño) et froide (La Niña) qui alternent tous les cinq à sept ans. Bien qu'elle concerne surtout la zone Pacifique, cette oscillation - dite oscillation australe El Niño (ENSO) - influe sur le climat terrestre dans son ensemble. Or l'année 2008 a précisément été marquée par une Niña importante. De même, l'année 1998 - la plus chaude jamais mesurée, selon le Hadley Centre - avait été marquée par un Niño très puissant, qualifié d'ailleurs d'"El Niño du siècle".

RELATIVE FRAÎCHEUR

Autre élément de variabilité naturelle : l'activité solaire. Celle-ci est marquée - entre autres - par des cycles de onze ans qui voient l'intensité de l'énergie irradiée par notre étoile passer par un maximum puis un minimum. C'est ce minimum cyclique qu'a connu le Soleil en 2008. D'autres cycles de la machine climatique, bien que moins bien connus, comme l'oscillation Pacifique décennale (PDO), entrée dans une phase froide en 2008, pourraient également expliquer la relative fraîcheur de l'année écoulée.

De son côté, Météo France a dévoilé, lundi 15 décembre, une estimation provisoire du bilan de l'année 2008. Celle-ci s'annonce, en France métropolitaine, "légèrement plus chaude que la normale (moyenne 1971-2000) d'environ 0,4 °C, ce qui devrait la positionner vers le vingtième rang des années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle", indique Météo France. Mais elle est aussi "l'une des plus fraîches de ces dix dernières années".

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MessagePosté le: 09/02/2009 06:39:13    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

L'Australie vient de vivre l'une des pires catastrophes naturelles de son histoire. Après un week end d'incendies à travers l'Etat du Victoria, au sud du pays, le bilan humain ne cesse de s'alourdir. Lundi 9 février, les autorités ont fait savoir que 130 morts étaient confirmées, mais le nombre des victimes pourrait augmenter.

A mesure que les pompiers ont accès aux zones traversées par le feu, les Australiens découvrent l'ampleur du désastre. Certaines villes ont été totalement ravagées. A Kinglake par exemple, au nord-est de Melbourne, une vingtaine d'habitants ont péri, et le village de Marysville a été réduit à néant. Désormais, les images de zones dévastées et de forêts entièrement détruites hantent la nation.

Les incendies ont été extrêmement violents et rapides, attisés par des températures extrêmes. "Les conditions samedi étaient terribles, sans aucune humidité, avec des vents forts, le moindre petit feu prenait", explique t-on au centre des pompiers du Victoria. Souvent, les victimes ont été prises au piège dans leurs maisons ou leur voitures. "Les gens étaient préparés mais c'est arrivé très rapidement", a commenté Christine Nixon, commissaire de police du Victoria.

Confrontées à des flammes atteignant 15 à 20 mètres de haut, les victimes parlent de vision apocalyptique. "En cinq secondes, tous mes plans de sécurité sont tombés à l'eau, malgré toute ma préparation je n'ai pas pu sauver ma maison", a expliqué Peter Mitchell, de Kinglake, à la radio ABC.

Les hôpitaux de Melbourne font face à un afflux de blessés. Plus de 750 habitations sont parties en fumée, ainsi que des centaines de milliers d'hectares, et des milliers d'Australiens se retrouvent à la rue, hébergés dans des centres d'urgence. "C'est le jour le plus dramatique de l'histoire du Victoria", a déclaré John Brumby, le premier ministre de cet Etat de 4,9 millions d'habitants.

Pour les victimes, lepPremier ministre, Kevin Rudd a annoncé la mise en place d'un fonds de 10 millions de dollars (5,1 millions d'euros). Les Australiens sont invités à contribuer généreusement.

Lundi, les pompiers, aidés par l'armée, continuaient de combattre des dizaines d'incendies, attisés par des vents violents. L'un des feux, à Beechworth, considéré comme dangereux, menaçait toujours une dizaine de villes. Plus loin, les habitants tentaient de reprendre une vie normale. "Nous avons eu de la chance, nous avons perdu 60 % des vignes mais nous avons gardé la maison. Et surtout, il n'y a pas eu de morts par ici", confie Nadège Suné, viticultrice française installée dans la Yarra Vallée, qui s'emploie à éteindre les braises sur son exploitation.

Chaque été, les habitants du bush australien sont confrontés à des incendies, et chacun doit mettre en place un plan d'urgence, pour savoir comment réagir. Le week end du 7-8 février était considéré comme très dangereux, car la canicule régnait depuis dix jours en Australie méridionale et au Victoria. La vague de chaleur, exceptionnelle par sa durée comme son intensité, avait déjà fait plus d'une trentaine de morts, des personnes âgées surtout, succombant aux températures extrêmes.

Melbourne, la capitale du Victoria, avait ainsi enregistré trois jours consécutifs à plus de 43 degrés, avec un maximum de 45,1 degrés, sa température la plus élevée en 60 ans. Pour Barry Brook, directeur de l'Institut du climat et de l'environnement de l'université d'Adélaïde, cette vague de chaleur est effectivement le signe du réchauffement de la planète. "Il va maintenant falloir améliorer les services d'urgence, et aussi aider les familles à mieux isoler leurs maisons", remarque t-il.

Mais alors que le pays compte ses morts, la colère gronde. Car un certain nombre d'incendies auraient été déclenchés par des incendiaires. Deux d'entre eux ont été inculpés lundi.

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MessagePosté le: 11/02/2009 06:41:59    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Coucou,
La truite frite est de retour avec le blog de la boite ou est elle est stage (oui oui, la truite a décidé de parler d'elle à la 3eme personne !) Bref, le blog en question traite de "comment faire des économies en étant un peu écolo). on s'échange les bons plans remèdes de grand-mères et autres. Il est à retrouver ici : www.mon-budget-ma-planete.com
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MessagePosté le: 11/02/2009 07:50:45    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

merci, on va regarder ça avec attention.
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MessagePosté le: 19/02/2009 06:59:37    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.

Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi. Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050. "Cette voie a jusqu'à présent été très peu explorée alors qu'elle aurait de plus l'avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation", déplore le PNUE.

Le rapport cite en rafale des exemples qui, s'ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d'agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport... mais aussi le gaspillage de nos sociétés d'abondance. Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) en 2008.

Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue, mise de côté parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation. Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l'organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.

Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces "déchets" serve à nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont, rappelle l'organisation, l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.

Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il suggère aussi que le recyclage des déchets soit orienté vers la production d'agrocarburants afin de limiter, là encore, la concurrence pour l'exploitation des terres à l'origine de la flambée des prix et de la crise alimentaire.

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MessagePosté le: 14/03/2009 07:09:36    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s'est fixé un ultime rendez-vous pour s'accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu'un accord sera trouvé. C'est dans l'espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise.

"Imaginez un avion dont la probabilité d'arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non..." Stefan Rahmstorf, de l'Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l'homme est à l'origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.

Or tout se passe comme si les gouvernements s'interrogeaient encore sur la possibilité d'embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n'était plus permis. "Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause", a expliqué Katherine Richardson, de l'université de Copenhague, l'une des neuf universités à l'origine de cette initiative.

Les conclusions du GIEC s'appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l'ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or "les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d'augmenter fortement et le système climatique évolue d'ores et déjà en dehors des variations naturelles à l'intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites", a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d'ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci - et le GIEC avait pris soin de le souligner - ne prenaient pas en compte l'évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur "écoulement" dans la mer. "Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions", confirme Eric Rignot, professeur à l'UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l'université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l'ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : "L'impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu." Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l'ère industrielle, cite-t-elle en exemple.

Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l'Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : "Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l'atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans."

Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. "Nous pensions que la survie des ours polaires serait menacée à partir d'une hausse des températures de 2,8 °C, il est probable que cela soit déjà vrai à partir de 1,5°C", avance M. Fischlin.

La richesse des hotspots ("points chauds") de la biodiversité, ces régions qui concentrent quantité d'espèces rares ou endémiques, serait en danger à partir d'un réchauffement de 1,6 °C. "Les nouveaux modèles dont nous disposons nous montrent que beaucoup de seuils de rupture se trouvent dans la bande des 2 °C à 3 °C. Et qu'il faudrait mieux garder une distance de sécurité pour ne pas risquer de s'en approcher", poursuit le chercheur. Sir Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport sur "l'économie du changement climatique", a indiqué que "le coût de l'inaction sera supérieur à ce qu'il avait présenté en 2006".

Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n'est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l'échéance, il a jugé "utile que cette conférence rappelle aux politiques qu'il existe une crise plus grave que la crise économique". James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l'un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : "Il faut que l'opinion soit sûre d'une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n'existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s'abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir." En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur.

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MessagePosté le: 07/12/2011 11:39:23    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

http://blog.monolecte.fr/post/2011/11/08/Effet-ciseau

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1225
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MessagePosté le: 07/12/2011 16:31:46    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Ils sont bien énervés mais ça fait du bien à lire tout ça.
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MessagePosté le: 10/12/2011 10:10:21    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/08/deux-degres-de-plus-un-des…
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MessagePosté le: 11/12/2011 06:53:35    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Citation:
Il est possible de la faire baisser "en supposant que la reforestation peut pomper 100 milliards de tonnes de carbone" et "en réduisant les émissions de 6 % par an, en commençant dès l'an prochain". Or, rappelle-t-il, "si nous avions commencé il y a seulement cinq ans, une baisse de 3 % par an aurait suffi".

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MessagePosté le: 11/12/2011 07:23:54    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Ca me rend de plus en plus fou.

Je réfléchis à 3 trucs : la prise de conscience généralisée, la mise en oeuvre du freinage (on fonce dans le mur, faudrait arrêter d'accélérer), la préparation au choc (nos sociétés ne tiendront pas).
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MessagePosté le: 11/12/2011 08:52:26    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

guru a écrit:
Ca me rend de plus en plus fou.

Je crois vraiment qu'il faut cultiver notre capacité à rester en colère.
On est allés voir une pièce hier avec la miss. C'est d'un allemand (Falk Richter) et comme sa précédente, c'est ponctué de gros coups de gueule ravageur qui font un bien fou. Avec en plus un petit passage hilarant et féroce sur un psy qui fait une conférence sur la gestion de la colère.

guru a écrit:
Je réfléchis à 3 trucs : la prise de conscience généralisée, la mise en oeuvre du freinage (on fonce dans le mur, faudrait arrêter d'accélérer), la préparation au choc (nos sociétés ne tiendront pas).

Entre le déni généralisé et le cynisme ambient, c'est pas gagné. T'aurais de la lecture là dessus à me prêter pour les vacances ?
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MessagePosté le: 11/12/2011 15:45:55    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

Oui, tu veux quoi ?
Le bouquin dont j'ai parlé là : http://alter1fo.com/essai-en-mars-voyage-dans-lanthropocene-29719
est bien.
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MessagePosté le: 15/12/2011 18:01:21    Sujet du message: Il est temps... Répondre en citant

guru a écrit:
Oui, tu veux quoi ?
Le bouquin dont j'ai parlé là : http://alter1fo.com/essai-en-mars-voyage-dans-lanthropocene-29719
est bien.

Je veux bien ça STP.
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MessagePosté le: 25/04/2018 08:40:08    Sujet du message: Il est temps...

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