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guru



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MessagePosté le: 01/01/2008 15:41:08    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Les DJ avaient sauvé le disque vinyle à la fin des années 1980. Ils sont les premiers à enterrer définitivement le disque en ce nouveau siècle. Alors que les ventes de musique digitale peinent à décoller, les disc-jockeys se sont eux massivement convertis à la musique en fichiers. "Tout a vraiment basculé cet été, raconte DJ Chloé, dix ans de carrière entre Paris, Cologne, Londres ou Lisbonne. Jusqu'alors j'avais pu résister à la tendance du tout-numérique, mais c'est devenu impossible. Je ne reçois tout simplement presque plus de disques, CD ou vinyles."


Lors de l'édition 2007 du festival des Transmusicales de Rennes, début décembre, le vinyle était d'ailleurs porté disparu, ou presque. De Girl Talk, jeune DJ armé de son seul ordinateur portable, aux deux gamins italiens de Bloody Beetroots qui brandissaient leurs rares CD comme des reliques, il n'y en avait que pour le mixage numérique.

A l'origine de ce mouvement, le passage au digital de nombreux labels face à la baisse des ventes depuis le début des années 2000. Presser des quantités de vinyles pour assurer la promotion d'un maxi qui se vendra en moyenne à 1 500 exemplaires devenait suicidaire. Sans compter les frais postaux. Le téléchargement permet de faire écouter le titre à tous les DJ du monde, en un clic.

Etienne de Crécy, DJ et producteur indépendant, s'est offert le plaisir d'une dernière pochette au format vinyle pour son nouveau maxi, Funk. "C'est la dernière fois, dit-il. Désormais, je me contenterai du fichier. Le support physique, même CD, n'est plus rentable. Et puis la musique en ligne permet aussi de sortir des projets qui n'auraient jamais vu le jour." Il vient ainsi de publier un concert de trente minutes qu'il a donné au château de Versailles en juin 2007. "Six titres, c'était trop court pour espérer sortir en CD. En téléchargement, ça vaut le coup."

Les DJ ont leurs boutiques en ligne : Beatport est la plus célèbre. L'équivalent des magasins très spécialisés qu'ils fréquentaient avant. Les morceaux ne sont pas en fichiers MP3, mais en MP4 ou WAV, des formats plus lourds, mais de meilleure qualité sonore. "La différence, c'est qu'on ne croise plus les copains", regrette Chloé.

"ON SE NOIE"

Elle télécharge beaucoup. A 2 ou 3 euros le morceau, c'est plus avantageux que les maxi vinyles qui contenaient pour 8 ou 10 euros trois ou quatre titres, dont certains ne plaisaient pas forcément. "Le plus perturbant, au départ, c'est la quantité de musique qui nous arrive sur l'ordinateur. Entre ce qu'on télécharge et ce que les labels envoient. On se noie véritablement, et pourtant notre métier nous apprend à écouter vite. Je commence tout juste à trouver mes repères."

La transition ne s'est pas faite sans douleur pour les plus anciens, mais le passage au CD avait préparé les esprits. Longtemps tabou dans la profession, le mix avec les CD s'est généralisé ces dernières années. Les DJ "commerciaux" ont été les premiers convertis.

Moins encombrant, le CD a aussi bénéficié des avancées techniques des platines professionnelles qui, tout en reproduisant les sensations d'un mix avec des disques vinyles, l'ont libéré de ses contraintes en lui ajoutant quelques atouts : possibilité de scratcher (une technique a priori indissociable du vinyle puisqu'il s'agit de faire crisser le diamant sur le sillon), calage au tempo automatique, possibilité de faire des boucles, de ralentir la vitesse sans changer de tonalité (et donc de mélanger des disques incompatibles auparavant).

LA BONNE OREILLE

Le mix numérique va encore plus loin. Le DJ peut séparer les pistes audio d'un morceau ou mélanger un nombre infini de sources sonores. Les platines sont désormais virtuelles, sur l'écran de l'ordinateur, pilotées par une petite console autonome.

"La véritable difficulté, explique Etienne de Crécy, c'est de se repérer dans sa discothèque numérique. Avec les vinyles ou les CD, on ne retenait pas les noms de morceaux, mais la couleur du disque, sa pochette. On écrivait des choses sur l'étiquette centrale, des aide-mémoire. Avec l'ordinateur c'est impossible. J'ai encore du mal à passer à cette étape."

Côté hip-hop, on ne rencontre guère de résistances. Des techniques qui nécessitaient des années d'apprentissage sont accessibles au premier venu. Reste à avoir la bonne oreille. Bien sûr, il y a les réfractaires, comme Jeff Mills, pionnier de la techno de Detroit, qui déclare régulièrement qu'il ne mixera jamais de CD, encore moins de fichiers numériques.

Figure du deejaying, Jeff Mills peut encore imposer ses choix, mais comme l'a remarqué Etienne de Crécy, les clubs ne renouvellent même plus les platines vinyles. "Souvent, elles sont rangées dans le placard, il faut demander de remplacer le diamant. A force, ça lasse."

Surtout, le mix numérique a un ultime allié de choix : la sciatique chronique qui fait des ravages chez les DJ à l'approche de la trentaine. Un sac de disques trop lourd vient encore d'avoir raison de Manu le Malin, grand nom de la techno hardcore, cloué au lit cet automne.


source: lemonde.fr
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MessagePosté le: 01/01/2008 15:41:08    Sujet du message: Publicité

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guru



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MessagePosté le: 03/01/2008 08:58:09    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Si les ventes de CD s'effondrent dans les grandes surfaces, les « indépendants » encaissent mieux la crise. En assurant un rôle de conseil.

« L'autre jour, quelqu'un est venu nous demander quels étaient les meilleurs disques de Jimi Hendrix. Il devait avoir 20 ans... » Patrick Kerhousse a le sourire. Pour le patron du disquaire historique Rennes Musique, c'est sûr, « le support physique (CD et vinyle) a un avenir ». La preuve, en 2007, les jeunes de la génération MP3 s'y intéressent encore.

Tout semble prouver le contraire. Depuis au moins cinq ans, les professionnels du secteur l'affirment, c'est la crise. Début octobre, coup sur coup, la Sonothèque fermait à Brest et à Morlaix. Signe de la disparition programmée d'un métier, celui de vendeur de disques ? Que nenni. En Bretagne, les « indépendants » toujours en place (1) ont plutôt la santé. À Brest, Dialogues (qui s'est agrandi en 2005) a fait + 1 % en 2006 et 2007. Depuis son ouverture en périphérie de Saint-Brieuc, Imagine, qui vend aussi des DVD et des livres, affiche des résultats en progression. Entre 2003 et 2005, Rennes Musique n'a enregistré que 2 à 3 % de vente en moins.

Pas mal, quand, depuis cinq ans, les ventes de disques ont plongé de 50 % en France ! Et la dégringolade continue : pour les neuf premiers mois de 2007, la baisse des ventes de CD par rapport à 2006 atteint 18 % en valeur. Les disquaires ont-ils une botte secrète ?

La récession touche surtout, pour l'instant, une partie du secteur : l'industrie du disque, qui fut très juteuse jusqu'au début des années 2 000. C'est la crise des majors (2), du système de distribution dans les grandes surfaces, des ventes en centaines de milliers d'exemplaires. « Les majors ont fait ce qu'il faut pour tuer le disque ! fulmine Charles Kermarec, de Dialogues, à Brest. Elles se sont engouffrées dans le réseau des grandes surfaces, il y a 25 ans, en leur accordant des conditions de vente privilégiées, des remises qu'elles n'accordaient pas aux autres. Au lieu de vendre 8 000 exemplaires d'un album dans un maillage incroyable de petites échoppes, elles se sont mises pieds et poings liés avec la grande distribution. Exit Jacques Bertin, vive Johnny Hallyday ! »

Le disquaire pointe aussi la volatilité des prix pratiqués par ces grandes maisons de disques. « Les CD vendus à 6,90 €, ça a perturbé le mélomane. C'est quoi, du coup, le vrai prix d'un disque ? »

Face à cette stratégie « à courte vue », les indépendants font valoir leurs atouts : l'accueil, leur connaissance de la musique, la richesse de leur catalogue. « Tous les gens du magasin sont des passionnés avant d'être des gestionnaires », dit Patrick Kerhousse. À Saint-Brieuc, Le Disquaire a ouvert depuis moins d'un an dans le centre-ville. Les trois jeunes associés organisent des miniconcerts régulièrement et éditent chaque mois un fanzine avec chroniques, agenda, etc. Alban Fonteney pense que deux ou trois années de turbulences sont à prévoir. « Après, si on est encore là, on a sans doute de beaux jours devant nous parce que les grandes surfaces et les magasins, types Fnac, réduisent considérablement le nombre de leurs références. De plus en plus, on ne trouve certains disques que chez nous. »

Les disquaires jouent à fond la carte de la pluralité, en s'approvisionnant hors de France, via des grossistes, aux États-Unis et en Hollande, par exemple. Le brestois Dialogues propose 55 000 références à la vente.

Certains ont fait leur, l'adage « l'union fait la force ». Rennes Musique et Imagine sont membres du réseau Starter qui regroupe 117 disquaires en France. « C'est une force économique qui peut peser face aux majors. Cela nous a permis de survivre, de récupérer des points de marge », dit Patrick Kerhousse.

D'autres, enfin, misent sur la diversification. Pour Pascal Poirier, du magasin Imagine de Langueux, le salut passe par le « multiproduits culturels ». « Le budget des ménages tourne, assure-t-il. Si les gens dépensent moins en CD, ils achètent des DVD ou des livres. Avoir plusieurs produits à la vente, c'est une sécurité. » Un brin fataliste, Charles Kermarec, qui a aussi la casquette de libraire, assure que si le disque ne marche plus, « on vendra des bouquins à la place... »

Fabien BIDAUD.

(1) Entre 2001 et 2004, 398 disquaires indépendants ont fermé boutique en France. Il en restait 626 en 2004.

(2) Les quatre gros producteurs de musique (Universal, Sony BMG, EMI, Warner) qui détiennent, grosso modo, les trois quarts du marché du disque.

source: ouest-france.fr
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MessagePosté le: 05/01/2008 18:40:42    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

merci Guru Wink

intéressant cette histoire...

est ce que je vais m'acheter une technics alors ??? Mr. Green
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MessagePosté le: 06/01/2008 07:26:57    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

t'as pas déjà ça ?
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MessagePosté le: 06/01/2008 15:22:10    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

si mâ c'est un teckniks de salon, pas une de dj...
(ça m'empêche pas de mettre mes slipmats Kompakt dessus, cela dit !! Mr. Green )
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MessagePosté le: 06/01/2008 15:43:11    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

c'est moins solide ?
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MessagePosté le: 06/01/2008 15:50:28    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

ben pour mixer, faut un plateau qui tourne, mince, je sais plus comment on dit, mais en gros dans une platine de salon, la rotation est faite par une courroie... et la couroie, c'est rien de dire que c'est pas très précis au niveau de la régularité de la rotation...
Or tu te doutes que pour mixer au tempo, faut pas que la platine accélère ou ralentisse comme bon lui semble, il faut qu'elle soit régulière sur le pitch que tu lui imposes... Bref, mixer sur une platine de salon se révèle impossible...


(bon après y a d'autre souci, comme la cellule, le bouton stop, etc... Crying or Very sad )
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MessagePosté le: 13/01/2008 05:33:17    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

*Radiohead est numéro un des ventes en France avec son In Rainbows, le téléchargement (possiblement) gratuit ne nuirait apparement pas aux ventes physiques

source: metalorgie.com
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MessagePosté le: 15/01/2008 07:13:55    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Avis de tempête chez EMI. Convoqués ce matin par leur actionnaire au cinéma Odeon de Kensington, à Londres, les cadres dirigeants de la célèbre maison de disques britannique risquent de passer une très mauvaise séance. D’après les chiffres qui circulaient hier dans la presse anglaise, le fonds d’investissement Terra Firma qui a racheté l’été dernier la 3e major mondiale pour 3,2 milliards de livres (4,8 milliards d’euros au taux de l’époque) devrait annoncer jusqu’à 2 000 suppressions d’emplois - et peut-être plus - sur les 5 500 que compte le label des Beatles, des Rolling Stones, de Norah Jones, ou encore du Français Alain Souchon. Et à lire ce que Guy Hands, le patron de Terra Firma, prépare pour EMI comme il l’a confié dans le Financial Times d’hier, il y a de quoi trembler sur sa chaise.

Si ce financier annonce son intention d’injecter 260 millions d’euros supplémentaires dans un groupe passé de 16 % à 9 % du marché britannique et dont les pertes en 2007 atteignent 287 millions de livres (378 millions d’euros), on retiendra surtout ses critiques acerbes d’une industrie de la musique accusée d’avoir «enfoui le processus créatif sous la bureaucratie». S ur les 14 000 artistes du catalogue seuls 200 d’entre eux rapporteraient des revenus «substantiels» à la major, selon Guy Hands, et 85 % des artistes feraient perdre de l’argent à leurs labels. «Je compare souvent l’industrie du disque à des généraux jetant des CD au public, avec leurs troupes avançant en rangs serrés derrière», ajoute-t-il en s’indignant que seulement 6 % du personnel d’EMI s’occupe réellement de production musicale.

«Pas glamour». Pour révolutionner une major «bloquée sur un modèle conçu pour un monde qui a disparu à tout jamais», Guy Hands propose de tailler drastiquement dans les dépenses marketing de promotion et les avances consenties aux artistes, économiquement illogiques d’après lui. Hands prévoit bien d’augmenter les dépenses consacrées à la recherche de nouveaux talents qu’il soumettra, comme dans l’automobile, à des «focus groupes» de consommateurs tout aussi compétents que les «créatifs». Mais il mise surtout sur l’activité d’édition (l’exploitation du fond de catalogue) pour rentabiliser un investissement très incertain. «C’est le meilleur business d’édition au monde explique-t-il. Ce n’est pas très glamour et sexy. Ça n’intéresse pas la presse mais ça fait de l’argent.»

Emancipation. Ce plan a déjà déclenché la colère de certaines grandes signatures maison qui pourraient en profiter pour se mettre à leur compte et, comme Radiohead l’an dernier, claquer la porte d’EMI. Tim Clark, le manager de Robbie Williams, qui voit en Hands un «esclavagiste» a annoncé que l’artiste avait décidé de ne pas fournir à EMI son dernier opus. Selon la presse anglaise, Coldplay pourrait l’imiter et faire grève avec leur prochain album. Ce mouvement d’émancipation, qui a également coûté à Warner le départ de Madonna, risque de compliquer le pari très financier de Terra Firma. A quoi peut-il bien servir de restructurer une activité en déclin si les pépites susceptibles de bétonner les recettes foutent le camp ?


Source: Libération.fr
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MessagePosté le: 24/01/2008 06:15:31    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Selon le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), le marché de gros hors taxes de la musique a chuté de 50 % depuis le début de la crise de cette industrie en 2002. Les producteurs attribuent essentiellement ces mauvais résultats – moins de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires – au téléchargement illégal sur Internet.


"La baisse [des ventes] pour 2007 est comprise entre 15 % et 20 %, probablement autour de 17%", ont déclaré Christophe Lameignère et Hervé Rony, président et directeur général du SNEP. Evoquant une "année pourrie", MM. Lameignère et Rony constatent également un tassement du marché numérique. Représentant moins de 10 % du marché total de la musique, les ventes sur Internet et via la téléphonie mobile ont crû de 15 % à 20 %, alors qu'en 2006 elles connaissaient une augmentation de 30 %.

DIVERSIFICATION DES REVENUS

"Au-delà de la vente à la carte (de chansons ou d'albums) se développent les abonnements, les revenus du streaming (écoute sans téléchargement définitif) ainsi que d'autres téléchargements comme les logos ou les fonds d'écran, ce qui montre que le numérique engendre une diversification des revenus", a commenté M. Rony.

Le SNEP dévoilera l'intégralité des chiffres de 2007 lundi à Cannes, lors du Midem, le Marché international du disque et de l'édition musicale.

Sur le front de la lutte contre le téléchargement illégal, le SNEP a répété qu'il était "très content" de l'accord sur l'offre culturelle en ligne signé fin novembre 2007 à l'Elysée, après une mission confiée au PDG de la FNAC, Denis Olivennes. Le SNEP a indiqué que le gouvernement pourrait déposer un texte devant le Sénat en première lecture peu après les municipales pour mettre en application "avant l'été" cet accord interprofessionnel.


source: lemonde.fr
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MessagePosté le: 27/01/2008 17:45:51    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Donc d'après Ouest-France (si j'ai bien vu), Rennes Musique va fermer.

Chet demande si ça pourrait-être de l'intox. Je pense que non.
J'aurais aimé leur demander samedi en faisant des emplettes, mais j'ai découvert l'info c soir.

La dernière fois que je l'ai fait, c'était il y a entre un et deux ans. Brault m'a répondu que chez eux il n'y avait pas de souci, grâce à leur catalogue, immense.
Maintenant je me rappelle notre avant dernière conversation, il y a genre un mois, où il disait qu'il fallait qu'il se bouge pour diversifier ses activités (cours, conférences, bouquins etc...). J'aurais dû tirer sur la ficelle.

Ca me fout grave les boules. J'y ai pensé chaque fois que j'ai commandé des disques sur Amazon.
Putain, il va manquer quelque chose dans nos vies.
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MessagePosté le: 29/01/2008 07:21:48    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Le disque français veut croire que la sortie du long tunnel approche. Réunis cette semaine à Cannes à l’occasion du Midem, le rendez-vous annuel des professionnels de la musique, les majors comme les plus petits producteurs indépendants affichent un optimisme qu’on ne leur connaissait plus depuis très longtemps. «On sent que le printemps arrive», se risque même à pronostiquer Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music, dont la maison de disques dépasse pour la première fois la barre de 40 % de part de marché dans l’Hexagone. Le bilan de l’année écoulée, détaillé hier par le Snep, le syndicat de l’édition phonographique, n’a pourtant rien de réjouissant. Les ventes ont à nouveau chuté de 17,4% en valeur en 2007 à 713 millions d’euros et cette baisse est toujours loin d’être compensée par le numérique (Internet et téléphonie mobile) en hausse de 16,6% à 50,8 millions d’euros. Comme le rappelle l’IPFI qui fédère le secteur au niveau mondial, pour un titre acquis légalement, 20 titres sont téléchargés en violation du droit d’auteur. Avec un marché français divisé par deux en cinq ans et un secteur du numérique légal qui pointe péniblement à 7% des revenus du secteur, on se demande bien qu’est-ce qui autorise le disque français à reprendre ainsi confiance ?

La réponse tient en la conjonction de trois facteurs : diversification tous azimuts des revenus et des modèles économiques, arrivée d’un nouvel environnement juridique et soutien financier.

L’année écoulée a déjà permis de vérifier qu’en insufflant un peu de souplesse et de créativité dans les offres, il devenait possible d’attirer une partie des internautes vers des formules payantes. Du développement de la vente de musique sans DRM (ces verrous technologiques limitant l’usage que l’on peut faire d’un titre) à la multiplication de sites fondés sur la gratuité du contenu et la rétribution des ayants droit via le reversement d’une partie des recettes publicitaires... les signes d’une possible alternative au piratage commencent à apparaître. Selon l’UPFI, le syndicat des indépendants, les résultats du numérique sont en réalité très encourageants. «Si l’on tient compte de l’effondrement du marché des sonneries de mobiles qui n’aura été qu’un feu de paille, la croissance du numérique représente non pas 17 mais 65 %», analyse Stéphane Bourdoiseau de Wagram, le premier indépendant français. Ces espoirs n’auraient pas lieu d’être si le secteur n’avait pas en ligne de mire une loi antipiratage dont la ministre de la Culture Christine Albanel est venue dire qu’elle serait opérationnelle dès cette année. Dernier motif d’espoir : une enveloppe d’aide publique d’une trentaine de millions d’euros pour doper la création française et soutenir des indépendants plus fragilisés.

Liberation.fr
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MessagePosté le: 29/01/2008 16:38:15    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

MOI JE VEUX QU'ILS NOUS SAUVENT RENNES MUSIQUE !!!!!!!!!
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MessagePosté le: 29/01/2008 18:46:00    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Qui ? Pascal Nègre ?
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MessagePosté le: 06/02/2008 07:39:24    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Les adeptes du peer-to-peer achèteraient plus de disques que les internautes qui ne pratiquent pas de téléchargements illégaux. C'est ce qu'indique une étude réalisée à la demande du ministère canadien de l'Industrie auprès de 2.100 ménages. Selon ces travaux, 12 morceaux téléchargés illégalement chaque année feraient progresser les ventes de musique de 0,44 disque sur la même période. Les auteurs de l'étude se gardent bien cependant de conclure à une influence positive du peer-to-peer sur l'industrie du disque en général.

source: jdn
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MessagePosté le: 10/02/2008 17:56:07    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Entre les forfaits proposés par les fournisseurs d'accès, les radios à la demande, en pleine expansion, ou, derniers-nés, les sites de téléchargement gratuit légal, il existe de nombreuses façons d'écouter ses artistes favoris en toute légalité.

Les abonnements. Proposés le plus souvent par les fournisseurs d'accès (Neuf, Alice), mais aussi de façon indépendante (MusicMe), ils permettent, moyennant un forfait mensuel, le téléchargement illimité de musique en toute légalité. Le son est de qualité comparable à celui des titres disponibles sur les sites de peer to peer ou les plates-formes de téléchargement classiques (iTunes, VirginMega, Fnacmusic, etc.).


Différence de taille : la présence systématique de DRM (Digital Rights Management), qui limite le nombre de transferts à trois, quand les plates-formes s'orientent vers la suppression des DRM. Ces abonnements nécessitent de renouveler régulièrement sa "licence" auprès de son fournisseur d'accès.

Si MusicMe permet de s'abonner de façon indépendante pour 15 euros mensuels (le prix d'un disque), les offres "gratuites" de Neuf et d'Alice sont en fait accessibles à la condition de prendre un abonnement Internet, télévision et téléphone. Neuf facture son service musique 4,95 euros par mois.

Autre contrainte, le catalogue est limité à une maison de disques : Universal chez Neuf Telecom, EMI avec Alice. La frustration est rapide. Seul MusicMe propose un catalogue complet et près d'un million de titres disponibles. Enfin, ces sites ne fonctionnent qu'avec les PC, sous Windows.

Les webradios à la demande. Il s'agit d'écouter de la musique en "streaming", c'est-à-dire sans pouvoir la télécharger sur son ordinateur ni son baladeur. Il suffit de s'inscrire gratuitement, de taper le nom de l'artiste recherché, et un lecteur diffuse les titres disponibles sur le Web. Idéal pour découvrir un album avant de l'acheter, pour parfaire sa culture musicale ou se remémorer ses années boums. Les sites fournissent également de nombreux renseignements sur les artistes (biographie, discographie, dates de concerts, etc.). Ce contenu peut-être enrichi par les internautes.

Le 16 janvier, Orange et Lagardère Active ont lancé Musiline, service à la demande, qui marche dans les traces de Deezer et Radio. blog.club, sites français pionniers en la matière. Rudimentaire, moins pratique et rapide que Deezer et Radio. blog.club, Musiline est pour l'instant réservé aux abonnés Orange, mais sera accessible à tous à terme. Lancé à l'été 2007 sur les cendres de BlogMusik, Deezer est aujourd'hui en règle avec les différentes sociétés de producteurs, mais Radio. blog fait l'objet d'une procédure judiciaire lancée par la Société civile des producteurs de phonogrammes en France, qui lui reproche de ne pas avoir signé d'accord préalable.

Le système est financé par la publicité. Il offre à l'utilisateur une fonction intuitive ("smartradio" sur Deezer, "mes programmes" sur Musiline) qui lui propose des titres en fonction de ceux qu'il a déjà choisis. En récupérant ces informations, cette fonction intuitive permet aux régies associées, dans les cas de Deezer et de Musiline, de cibler leurs publicités.

Le principe est dérivé du "scrobbling", inauguré en 2006 par Last.fm, webradio américaine et modèle du genre. Le scrobbling analyse le contenu musical de votre ordinateur et propose à l'auditeur des dizaines d'artistes à l'univers proche. Last.fm permet même de connaître les dates de concerts à venir près de chez soi.

Le téléchargement gratuit. Rêve de consommateur, les sites de téléchargement gratuits et légaux ont franchi une nouvelle étape fin 2007 avec le lancement, aux Etats-Unis de SpiralFrog, et en France de Airtist. Proches des plates-formes payantes dans la présentation, ils permettent de télécharger à l'unité ou à l'album de la musique en qualité équivalent MP3, sans DRM, donc sans limitation de copie. Seule condition : regarder une publicité avant de télécharger le titre.

Sur Airtist, un coeur vert signale les titres "gratuits". Le reste du catalogue disponible est à 0,99 euro le titre (prix du marché digital), dont 1 centime reversé à une association caritative. Séduisante en théorie, l'offre se révèle très restreinte. Trop pour attirer le grand public à la recherche des succès de l'année. Airtist promet un accord avec une major du disque rapidement, mais sans donner de date. Quant à SpiralFrog, le service est réservé aux résidents américains et canadiens.

A l'heure actuelle, ces sites ne proposent donc rien de plus (hormis la publicité) que les plates-formes gratuites existantes (Jamendo, Dogmazic, Mp3Legal...), essentiellement consacrées aux artistes autoproduits ou aux militants de la licence Creative Commons, conçue pour favoriser l'échange créatif.


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MessagePosté le: 23/02/2008 07:01:07    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Jon Lech Johansen a hérité du pseudonyme de DVD Jon à l'âge de 15 ans, après avoir réussi à casser les protections contre la copie de DVD. Depuis, ce jeune Norvégien aujourd'hui âgé de 24 ans a fait de l'interopérabilité son cheval de bataille et s'attaque tous azimuts aux multiples protections de fichiers audio et vidéo. Sa dernière cible, le couple iTunes/iPod qu'il n'est plus obligatoire d'utiliser pour écouter de la musique téléchargée sur le site marchand d'Apple.


Un casseur polyvalent

DVD Jon n'en est pas à son coup d'essai : son fait d'arme le plus connu est sans doute d'avoir cassé à l'âge de 15 ans la protection "CSS" (Content Scrambling System) des DVD, afin de les lire et de les copier librement sur les plates-formes Linux et plus généralement sur tout système d'exploitation (DeCSS). Mais il s'est également attaqué – avec succès – aux protections contre la copie utilisées par Apple (QTFairUse, FairPlay), à la protection NSC du lecteur Windows Media, au cryptage de l'Airport Express (JustePort), au catalogue protégé d'iTunes (PyMusique) ou encore au lecteur vidéo en ligne du site Google Vidéo (GVV, Google Video Viewer).

DoubleTwist, la start-up qu'il a cofondée il y a un peu moins d'un an, vient de lancer un logiciel éponyme en version bêta qualifié de "solution complète pour le partage des fichiers issus de différents médias avec les amis ou la famille". Destiné uniquement dans un premier temps aux ordinateurs PC sous Windows (XP ou Vista), il permet de s'affranchir de l'iPod pour écouter les musiques que l'on a payées et téléchargées sur iTunes.

Ce logiciel, qui devrait rester gratuit dans sa version de base, contourne les mesures de protection appliquées à la grande majorité des fichiers du catalogue, en effectuant une double lecture et en les convertissant automatiquement à la volée au format MP3. On pourra ainsi transférer puis écouter ses morceaux préférés soit sur un autre ordinateur, soit sur son mobile multimédia ou encore sur la console PSP de Sony et le e-book Kindle d'Amazon pour ne citer qu'eux. La liste des appareils compatibles va s'enrichir prochainement, en espérant y voir apparaître l'iPod et l'iPhone, qui ne sont actuellement pas supportés !

CRÉER UN ENSEMBLE UNIVERSEL OUVERT

Monique Farantzos, cofondatrice et présidente de DoubleTwist, précise toutefois que "les utilisateurs peuvent seulement se servir [de DoubleTwist] pour écouter de la musique qu'ils ont déjà achetée et qu'ils sont autorisés à lire". Mais le logiciel, à l'image d'iTunes, permet également de créer, gérer et partager des listes de lecture, qui ont la particularité de combiner des fichiers provenant de différents appareils nomades. De même, il n'y a plus aucune interdiction logicielle à partager ses fichiers (musiques, vidéos, photos) avec ses amis et connaissances par mail ou via Facebook, et ce, sans plus s'embarrasser des droits ou mesures techniques de protection (DRM "Fairplay" Apple) contenus dans les morceaux. C'est ainsi que Monique Farantzos qualifie son logiciel qui, selon elle, "facilite simplement l'envoi de fichiers entre amis".

Financée en partie par les sociétés NorthZone Ventures en Norvège et Index Ventures en Suisse, la start-up basée à San Francisco espère qu'Apple n'y trouvera rien à redire, puisque la tendance est à l'ouverture et à l'abandon des DRM, comme n'a pas hésité à le prôner Steve Jobs en février 2007 dans un manifeste enflammé intitulé "Thoughts on music" ("Réflexions sur la musique"). Et à terme, le projet de Jon Lech Johansen est de créer un ensemble universel ouvert utilisable sur n'importe quel appareil afin de détruire ce "paysage numérique [qui] est devenu une véritable tour de Babel, aliénant et frustrant les consommateurs" : l'interopérabilité ultime en quelque sorte.

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MessagePosté le: 01/03/2008 07:34:12    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Un vent de douceur soufflerait-il dans le milieu du disque ? On est tenté de le croire avec les nouvelles moeurs adoptées par les labels Mercury (Universal) et Columbia (Sony-BMG) qui, désormais, " ont choisi de s'initier aux vertus de la solidarité, bousculent les habitudes et cherchent à innover en mettant leurs énergies en commun". Les deux majors s'apprêtent à dépasser leur rivalité commerciale en organisant ensemble, du 5 mars au 3 avril, un festival itinérant à travers cinq villes de France.

Et les objectifs ne sont pas financiers. L'initiative viserait uniquement à épargner à de jeunes talents le fameux dilemme de la poule et de l'oeuf : "Vous ferez des concerts quand vous vendrez des disques", "vous vendrez des disques quand vous ferez des concerts".

Les premiers élus pour tester ce "roadshow", un concept longtemps en vogue dans les campus américains, sont Zoë Avril, Fred, Mauss et David Salsedo. Ces quatre jeunes talents, qui "ont de l'actualité et sont en harmonie artistique", vont bénéficier du "parrainage" des deux grandes maisons de disques, qui obéissaient jusqu'alors à la loi de la concurrence.

Aujourd'hui, l'heure est à la générosité. Le "roadshow" s'apparente à un cadeau permettant à ce quatuor de musiciens de donner des concerts acoustiques et semi-acoustiques de 30 minutes chacun, dans cinq villes (Nancy, Grenoble, Toulouse, Lille et Nantes) savamment choisies pour leur forte densité estudiantine. Sous la houlette prestigieuse de marques qui comptent des légendes à leur catalogue : Miles Davis, Bob Dylan ou Bruce Springsteen (Columbia), Barbara, Serge Gainsbourg ou Claude Nougaro (Mercury).

D'autres partenaires, Baladins Tours Productions, MySpace ou Virgin Radio, s'ajoutent au plateau et popularisent une opération délibérément voulue à but non lucratif : à 8 euros, le prix des billets est presque symbolique au regard des tarifs en vigueur. Les recettes ne seront pas conséquentes.

Pire, "nos labels vont partager équitablement les pertes", prévient Philippe Solas, directeur marketing chez Mercury, pour qui l'essentiel est de "passer outre nos clivages afin de faire face aux difficultés actuelles du marché". Aucune autre attente ? "Si, un rayonnement médiatique !", admet-il, dans un éclat de rire.

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MessagePosté le: 21/05/2008 14:24:59    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

S'il existe un secteur sinistré, c'est bien celui de la musique. "Le nombre de salariés permanents en France a été réduit de moitié en cinq ans", déplore Hervé Rony, délégué général du Syndical national de l'édition musicale (SNEP). Et les majors du disque annoncent de nouveaux licenciements.

Malgré les bons résultats 2007 du groupe japonais Sony, sa filiale française Sony BMG Music Entertainment devrait annoncer dans les jours qui viennent des réductions d'effectifs. Les négociations engagées entre direction et syndicats porteraient sur le départ d'environ 15 % du personnel (276 salariés). La direction s'est bornée à confirmer qu'elle envisageait "une restructuration". En 2005 déjà, un plan social s'était soldé par le départ de 188 salariés de la filiale française de cette major qui compte à son catalogue Dutronc, Bruel, Michael Jackson, Britney Spears, Bob Dylan...

EMI Music met aussi en oeuvre des réductions d'effectifs. Passé en 2007 sous le contrôle du fonds d'investissement Terra Firma, ce groupe, qui édite Coldplay ou les Beatles, a annoncé en janvier son intention de supprimer un tiers de ses effectifs dans le monde, soit 1 500 à 2 000 personnes sur un total de 5 400, afin de réaliser des économies de 200 millions de livres (265 millions d'euros). "En France, nous en sommes au cinquième plan social en huit ans", explique-t-on de source syndicale. La filiale française, qui comptait plus de 550 salariés en 1992, ne devrait même plus en employer 200 à l'issue du plan social qui devrait être précisé cette semaine.

Universal Music France s'en sort mieux : selon son PDG, Pascal Nègre, l'entreprise n'a réduit ses effectifs que de 15 % depuis le début de la crise, pour conserver 650 employés. "L'emploi, affirme-t-il, n'est qu'une partie de l'iceberg ; ce qui est moins visible, c'est la réduction du nombre d'artistes dont s'occupent les maisons de disques."

L'avenir ne semble guère s'éclaircir. Le chiffre d'affaires de la musique enregistrée a encore chuté en France de 14,9 % au premier trimestre 2008 (à 241,6 millions d'euros). Entre 2002 et 2008, le marché hexagonal été divisé par 2,5, avec une très forte baisse ces deux dernières années (- 42 % entre 2006 et 2008). Les producteurs de disques attribuent ce marasme au téléchargement gratuit sur Internet.

Les revenus issus des offres de musique par abonnement sur Internet restent marginaux, même si l'industrie fonde de gros espoirs sur ce modèle. Au niveau mondial, l'International Federation of Phonographic Industry (IFPI) se réjouit de l'augmentation des ventes numériques (3 milliards d'euros, + 40 % entre 2006 et 2007) mais constate que le ratio entre fichiers illégaux et titres légaux s'élève à 20 pour 1.

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MessagePosté le: 19/08/2008 05:28:57    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Ifern An Naoned, disquaire indé nantais spécialisé dans la musique extrême, fermera ses portes le 30 août. Contexte difficile du monde musicale et concurence du web fait plier les petits disquaires petit à petit.
Le shop du site (tenu et entiérement géré par Ifern) reste lui en place et selon le succés évoluera (ou pas).
Et pour les nantais vous pouvez encore venir dévaliser la boutique les 21,22,23 et 28,29,30 août.
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MessagePosté le: 19/08/2008 05:57:20    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

http://www.nantesmonamour.com/forum2/viewtopic.php?id=3538
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MessagePosté le: 29/08/2008 05:38:35    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

La musique et ses supports

suite au déménagement, la mini-chaine de ma compagne se trouve installée au sous-sol, dans la pièce à instruments. Auparavant elle était sous les toits et je trouvais qu'elle dégageait vachement question grave. Ici ce sont les aigus qui ressortent, c'est pourtant le même matos.
Autre chose, on a récupéré la chaine de mon père qui a au moins 30 ans et elle par contre elle est bien dans les basses fréquences, est-ce la différence de traitement qui me fait cet effet là, du coup ?

Et vous ? Vous attachez de l'importance au matériel sur lequel vous écoutez la musique ? Vous avez aussi un effet bagnole qui fait ressortir des trucs que vous n'aviez jamais perçu ? Est-ce qu'on peut redécouvrir (au moins en partie) un disque en changeant ce qui le joue (cf la diffusion chez The Hostess) ? Est-ce que ça va disparaître la sorte de gens qui vont avec leurs albums chez un vendeur de Hi-Fi passer quelques heures à écouter en faisant changer ampli et enceintes ?
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MessagePosté le: 21/09/2008 17:10:06    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

l'effet voiture ça marche dans les deux sens... Des fois on entend des trucs qu'on avait jamais si bien perçus, d'autres, on entend plus rien, qu'un gros brouhaha (j'ai par exemple un mauvais souvenir d'un disque de Broken social scene dans ma voiture, alors que sur la chaîne de the hostess, ça le faisait très bien)...

moi je dois avouer que j'entends des différences de temps en temps selon le matériel et que ça me rassure pas (je crois encore, mais je me soigne, qu'il existe une vérité, alors que Pet sounds ne soit pas le même sur mes enceintes ou sur celles du Guru ça me fout le vertige...)
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MessagePosté le: 21/09/2008 17:28:17    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

moi depuis que le matos du salon des années 70 ne marche plus (il est chez le docteur-hi-fi-fi, croisons les doigts), je me dis que j aimais vachement le son. je le savais avant, mais là de plus l'avoir dans le salon, ça crée un manque. j ai lu des trucs depuis sur la marque Quad et autres marques de ce type, et ils parlaient de "présence". ben c est ça. ça amenait de la présence. les musiciens dans la piece. mais y a surement du materiel actuellement qui fait ça aussi, encore mieux si les enceintes sont bien placées. en tout cas la "présence", c est un des seuls trucs qu on possede dans l'instant qui passe. elle y est ou elle y est pas. on y est ou on y est pas. ça me rappelle une piece connue avec un mec et un crane, non?

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MessagePosté le: 22/09/2008 05:17:05    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Broken Social Scene, bel exemple, tu m'étonnes que ça rende une bouillie. Je crois qu'il faut même une habitude des oreilles. Chose que la plupart d'entre nous a, du fait de la fréquentation de ces musiques de jeunes depuis plusieurs années (décennies...).

Donc The Hostess, si on ne te rend pas ton matos en état, tu cherches quelque chose qui s'en rapproche, tu vas faire des écoutes de plusieurs heures en magasin ?

Pour la vérité, E-Girl, c'est vrai que ce n'est pas un concept facile à abandonner, en musique notamment. J'ai longtemps cru que certaines personnes savaient parfaitement quelle était la bonne musique...
Mais attention, tout se vaut est une connerie aussi, on est claire. Faisons-nous nos hiérarchies, dans l'échange.
Vous le préférez où votre Pet Sounds (/Fun House/Loveless...) ?
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MessagePosté le: 22/09/2008 06:03:09    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

alors, pour ma part :
C'est vrai qu'à chaque déménagement, je me faisais un plaisir de réécouter mes albums
dans le nouveau contexte sonore (nouvelle disposition des enceintes, nouvelle pièce, etc ...)
Ca change à chaque fois et je redécouvre certains cd avec un autre son.
Mais plusieurs choses m'interrogent :
Voilà : aujourd'hui, j'ecoute ma musique sur mon pc avec un petit kit d'enceinte tout à fait correct.
Bien suffisant pour l'espace et l'accoustique de mon salon. J'ecoute soit des CD, soit des MP3. Déjà là, on peut y voir une difference.
Mais le plus étonnant, c'est quand mon logiciel d'ecoute me propose des "ambiances", cad des réglages d'equaliseur. Ce qui a pour effet de changer completement le son d'un album. Un album de Nick Drake comme si il était produit par Albini ? Dylan par Butch Vig ?
Mais alors, c'est quoi le "vrai" son de l'album ? Elle est où la "vérité" ? ... c'est vrai que c'est troublant ...
En meme temps, je me rappelle avoir écouté, dans mon jeune temps, une foultitude de musique sur cassette, avec un son de plus en plus pourri
par les réenregistrements. Mais c'etait pas un probleme... car comme je dis souvent ( et c'est une de mes devises) :
Qu'importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse
ceci etant dit, en vieillissant, j'apprecie de plus en plus un son de qualité. Meme si je pense que ça doit etre adapté à la piece d'ecoute.
Si on n'a pas une salle d'auditorium, à quoi bon avoir les meilleurs enceintes avec le meilleur matériel hi-fi ?
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MessagePosté le: 22/09/2008 10:49:41    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Bughead a écrit:
Dylan par Butch Vig ?







bon hé, ta dernière phrase c'est le contraire de la logique. C'est pas parce que...

la vérité ? de qui ? le producteur, le groupe, le gars qui fait le mastering ?

Disons que c'est le groupe (disons qu'ils s'entendent tous), faudrait qu'ils viennent chez nous nous expliquer ce qu'ils veulent. Remarquez, y en a qui le font : this recording is meant to be listened to on vinyl.

Moi voyez, je préfère quand les graves n'ont pas été supprimés. Ben c'est physique, pour les graves, faut du volume, sauf à tricher mais ça donne autre chose. J'aime bien essayer différentes platines, amplis... mais y a pas photo, ici le plus agréable c'est la chaîne du paternel. Et la voiture, ça dépanne.
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MessagePosté le: 22/09/2008 13:15:08    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

guru a écrit:


bon hé, ta dernière phrase c'est le contraire de la logique. C'est pas parce que...


pourquoi ? .... Ce que je veut dire, c'est qu'il faut adapter son materiel à ses besoins
Ce n'est pas choquant d'ecouter du MP3 sur un baladeur avec un casque à 2 euros ...
.... Ecouter du MP3 sur une super chaine, dans un auditorium, c'est gacher ...
Mais en conclusion : Qu'importe le flacon .... Mr. Green
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MessagePosté le: 22/09/2008 13:19:31    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

guru a écrit:

Disons que c'est le groupe (disons qu'ils s'entendent tous), faudrait qu'ils viennent chez nous nous expliquer ce qu'ils veulent.


bin voilà ..... à ce propos (en fait, pas tout à fait mais bon ..), j'ai chopé une vidéo qui s'appelle "DIY or Die!" avec une interview de l'Albinos qui explique pourquoi c'est pas bien pour une jeune groupe de signer sur une major ... interessant malgré une VO non sous titrée et pas facile à comprendre ...
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MessagePosté le: 22/09/2008 14:56:12    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

J'ai lu quelque part que certains "systeme son" (enfin tout le matos ensemble quoi) rendait plus ou moins bien le souffle des basses. et sans parler du souffle de la salle frigo des Trans au parc expo (grand souvenir physique du pantalon collé aux mollets), c est vrai qu avec le quad on sentait la vibration des basses, même sans mettre fort. comme quoi tout n'est pas une question de volume. j ai lu que la musique compressée faisait qu on avait tendance (effet pervers pour les oreilles) à monter le son pour retrouver de l'amplitude dans le son. normalement un bon son fait qu on est pas obligée de mettre fort pour "vibrer".
......... gooooood vibraaaaaations ...............
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MessagePosté le: 22/09/2008 14:58:43    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

je sais pas pourquoi je sens que le guru va rebondir sur la métaphore... Mr. Green
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MessagePosté le: 23/09/2008 06:42:47    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

effectivement : size matters

je voulais refaire mon post Bug, je ne me suis pas trouvé très courtois. Rien d'illogique dans ce que tu dis et en plus, ta pensée étant précisée (MP3 sur bon matos), je te suis complètement.
Cependant, de quoi on parle (avec ton histoire de flacon)? S'il s'agit de dire que c'est la chanson qui est bonne, faisons-la en acoustique, version femme d'Ardisson, tout ça. Mais si les sons comptent, les arrangements, la balance, il vaut mieux voir de quoi il s'agit. Puis-je aller au cinéma, moi le myope, avec des lunettes dégueulasses ? Tiens, est-ce la même chose de voir un film sur mon écran (d'ordi tiens, en plus) ou au cinoche ?

Punk, je veux bien, Lo-Fi mais oui mais oui. C'est une démarche. Et j'y tiens. Pas besoin d'un grand studio et d'être un grand technicien de son instrument pour avoir des idées en musique et faire des disques. Ca marche. Je peux aussi rechercher le minimal, le crade , le pauvre, quand je fais du son.

Mais du côté de l'auditeur ? J'écoute pas que du Crust-Punk, je veux profiter du travail du producteur de MGMT.

Oui, compresser c'est mal. Et Godard disait qu'on devient sourds.

Tu nous files le lien de Steve ?
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MessagePosté le: 23/09/2008 06:44:28    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

J'écoute le Battles et je le redécouvre, question de fréquences qui sortent.
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MessagePosté le: 23/09/2008 09:47:05    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Bon, je n'ai pas été très clair avec mon histoire de flacon ...
En fait, je voulais dire deux choses :
Quand on a commencé à écouter de la musique, c'etait sur du matos de base, question de moyen.
Quand j'ecoutais les Beatles sur ma platine vinyl à une seule enceinte, ce n'etait pas leur rendre justice, vu les effets stéréo
qu'ils s'appliquaient à produire. Mais, quand meme, quelle baffe !! Une bonne chanson reste une bonne chanson. L'ivresse est là.
Maintenant, evidemment que la restitution du son est importante. Même pour du lo-fi ou du hardcore ou de l'accoustique ...
Je ne cherche pas à defendre le "mauvais" son. Mais je pense que le contenu est plus important que le contenant ...
Tu parles de cinéma, un bon film reste un bon film même sur un écran d'ordinateur mais, je te l'accorde, les conditions d'une salle de cinéma
sont bien meilleures. Ou encore,un bon bouquin est un bon bouquin en édition de poche ou en edition de luxe ... vois-tu ?
Je comprends qu'on recherche un certain "confort", j'entend par là certaines conditions qui rendent meilleures l'appréciation d'une oeuvre
mais l'important, c'est l'oeuvre elle meme, ce qu'elle dégage, ce qu'on ressent en la découvrant ...non ?
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MessagePosté le: 23/09/2008 10:10:05    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

mais attention, hein .. je n'en fait pas une religion.
Si je pouvais, j'aurais une super chaine hi-fi, j'acheterais des CD tout le temps et j'irais au cinoche toute les semaines ...
Disons que je m'adapte à ma situation et que ça ne me dérange pas plus que ça ...
toujours cette histoire de flacon et d'ivresse ...
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MessagePosté le: 23/09/2008 17:53:18    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

ha mais justement, c'est quoi l'oeuvre ?

la grille d'accord et les paroles ? ou le type de voix, de son de guitare, la façon de placer les instruments les uns par rapport aux autres dans le mix, les tempi, la spatialisation, la façon dont on a enregistré (live, avec pro-tool...) ?

l'oeuvre c'est une chanson qu'on peut rejouer ou c'est un titre que même l'artiste concerné ne reproduit pas exactement en concert ?
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MessagePosté le: 25/09/2008 06:04:41    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

bin l'oeuvre en tant que "produit" fini que livre l'auteur à notre appréciation ...
Par exemple, un CD : les morceaux (paroles et musiques), la production (le son, donc), la pochette etc ...
Je ne dis pas que le son n'est pas important ... je trouve dommage de privilégier la technique à l'émotion .. .
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MessagePosté le: 26/09/2008 05:40:50    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Continuons cette discussion, je la trouve très intéressante (pas les autres ?).
Jeune punk que tu es, je te retrouves bien dans cette opposition entre technique et émotion.

Pour ma part je ne vais pas dire que je ne les oppose pas, moi aussi autrefois j'ai été jeune. Par exemple pour moi, il y a quelques temps, le jazz représentait la virtuosité au service de j'ai rien d'intéressant à dire. La technique peut empêcher l'émotion. Ou au contraire, permettre de l'exprimer, notamment dans la subtilité.

J'ai plus de vocabulaire avec mon instrument (et cet instrument peut être le studio), je peux dire en principe plus de choses, me perdre dans des phrases creuses, ou être plus précis, plus riche, plus complexe, plus déroutant.

S'il faut choisir entre l'esthète qui écoute des oeuvres auxquelles je n'entends rien et le jeune qui écoute sur son walkman pourri ses cassettes de trucs repiqués à la radio, bien sûr ...

Mais à 35 ans, je suis plus entre les deux. Si je veux profiter de tel disque que je connais par coeur et dont j'aime ceci et celà, je peux aller sur telle chaîne avec ses belles enceintes pour, entre autres, me faire péter à la gueule ses lignes de basses qui m'ont appris à jouer.
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MessagePosté le: 26/09/2008 05:46:12    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

J'ai relu un peu plus haut : en parlant de volume, je pensais taille des enceintes, pas volume sonore.
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MessagePosté le: 26/09/2008 06:40:44    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

En fait, je ne voulais pas forcement mettre en opposition technique et émotion.
Effectivement, on peut vouloir faire passer des émotions grâce à des effets techniques , pas de probleme là dessus.
Je m'elevais plutot contre l'exces de technique pour, en fait ne rien dire.
Comme tu disais avec les musiciens de jazz (mais pas que..) qui parle beaucoup pour rien.
Disons que si je devais faire un choix, je prefererais écouter un bon album dans de mauvaises conditions plutot qu'un
mauvais album sur du très bon materiel.
Mais finalement, à 35 ans aussi, je prefere la bonne musique avec un bon son
Et ,aussi : Je n'ecoute pas que du punk ou du lo-fi ... et donc certaines musiques plus ... subtiles ... que j'aime méritent sans conteste
un minimum de qualité sonore ...
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MessagePosté le: 26/09/2008 14:08:44    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant


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MessagePosté le: 27/09/2008 14:46:03    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

guru a écrit:
Continuons cette discussion, je la trouve très intéressante (pas les autres ?).


Si, si.
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Tout les chants sont d'oubli
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Si la vie est jolie
Qu'on se taise.
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guru



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MessagePosté le: 26/10/2008 06:55:06    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Steve Austin annonce ne plus vouloir sortir d’albums en version CD sur son label Supernova : ” Depuis longtemps, nous voyons le monde de la musique changer, les gens modifient leur façon d’acheter, d’écouter et de découvrir de nouvelles musiques. Les maisons de disques ont essayé d’enrayer le mouvement et ont échoué, elles ne se sont pas adaptées au nouveau marché et sont en train de mourir en essayant de stopper un processus qui ne peut pas l’être au lieu de profiter de ces nouveaux modes d’achats et de ventes de la musique. Nous avons donc choisi de faire un pas en avant en proposant nos albums en téléchargement. En même temps, le vinyle est toujours le format qui offre la meilleure écoute, tous nos albums seront donc aussi disponibles en vinyle édition limitée. Une autre raison a motivé notre choix : entre le plastique, le papier, l’essence utilisée pour la fabrication et le transport des CD, en abandonnant ce format nous contribuons à sauver l’environnement.” Il y a quelques mois Austin nous annonçait les sorties d’albums d’USSA et Extreme Noise Terror sur son label.

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MessagePosté le: 12/11/2008 08:12:48    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

guru a écrit:
Continuons cette discussion, je la trouve très intéressante (pas les autres ?).

si, passionnante, justement !! Mr. Green
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MessagePosté le: 12/11/2008 08:22:50    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

je vous lisais donc avec grand intérêt, et je me disais que dans l'électro, les choses sont un peu différentes... il ya certaines choses qui reposent essentiellement sur la texture du son (gage d'émotion, justement)... Si je pense à Monolake par exemple, à Basic Channel, je pourrais écouter et me dire ouais, d'accord, mais je crois que sur le vinyl et avec les enceintes du salon, ça redéfinit complètement leur musique... Je ne peux pas dire qu'il n y a que le son, y a la structure, etc, mais très franchement, si vous vous souvenez du Maurizio 5 que je vous ai passé ya longtemps (vous savez le vinyl où tous les sillons étaient parfaitement identiques et réguliers, je sais pas si vous vous souvenez, avec des changements très très lents dans la structure), mais sans un bon son, je crois que cette musique perd l'essentiel de son âme...
Ce qui, à mon avis, n'est pas vrai avec les Beatles (même si on préfère tous écouter les Beatles avec un bon son, parce qu'on sait qu'ils ont bossé dessus aussi), parce que l'essentiel (si on peut hiérarchiser, mais peut être ne devrait on pas) est ailleurs, la mélodie, les arrangements, etc... Le son est important mais pas essentiel... Et chez des gars comme Monolake ou Maurizio, justement, il me semble que l'essentiel est dans la texture sonore...
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MessagePosté le: 12/11/2008 19:28:14    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

Tiens, au lieu de dire du mal des Beatles, une question : t'as du vinyl d'eux ?
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MessagePosté le: 13/11/2008 10:58:22    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

http://endo.over-blog.com/article-24619480.html
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MessagePosté le: 16/11/2008 15:17:44    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

guru a écrit:
Tiens, au lieu de dire du mal des Beatles, une question : t'as du vinyl d'eux ?

rhhhhhhhhooooooooooooooo !!! Moi, dire du mal des Beatles Shocked !!!!!!!!!!!
et je lis ça alors que je suis justement EN TRAIN DE LES ECOUTER en me disant "'tain, c'est quand même incroyable" avec un hochement de tête entendu...

Nan, mais y a des jours !!! Mr. Green

Et ben non, j'ai pas de vinyl des Beatles Embarassed
et j'ai très peu de CD vu leurs prix exhorbitants Evil or Very Mad (que je ne m'explique pas, vu l'amortissement qu'il y a dû avoir quand même !!! Shocked ), donc, pire, mon son est souvent en cassette (Pioup , ne lève pas les yeux au ciel Mr. Green ) !!!

donc, je sors !!

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MessagePosté le: 16/11/2008 15:19:16    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

non, non moi, au lieu d'en dire du mal, j'ai posé une question.
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MessagePosté le: 16/11/2008 15:19:34    Sujet du message: Supporter la musique Répondre en citant

J'aime pas trop les Beatles.
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MessagePosté le: 13/12/2017 10:43:41    Sujet du message: Supporter la musique

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